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608 – Le meilleur moment… 3 août, 2016

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« Le meilleur moment de l’amour, c’est quand on monte l’escalier. » Georges Clemenceau.

L’auteur de cette célèbre phrase, ce polisson, n’avait jamais testé les ascenseurs… Mais je m’égare.

Alors, à mon tour, je voudrais réadapter cette vérité et l’appliquer au monde du travail : « Le meilleur moment du travail, c’est quand tu rédiges ton message d’absence dès que tu prends tes congés« . Moi.

« Bonjour, je serai en congés du 6 au 28 août, avec accès limité à messages ; en mon absence, je vous remercie de contacter Madame Pahencongé au 06… ou Monsieur Partienjuillet au 07… ».

Voilà, c’est fait, on se sent déjà en vacances, le reste à venir, c’est du déjà vécu : la plage, les virées nocturnes, les mojitos, les embouteillages… C’est comme l’amour, ce qui se passe après avoir monté l’escalier, on en a une idée plus ou moins précise.

Alors, à titre personnel, l’accès « limité » à mes messages est une formule de politesse, ce qui signifie que je ne les regarde pas car, old school que je suis, je considère que les vacances servent à oublier son travail, le plus possible.

Mais il suffit de regarder autour de soi, sur leurs serviettes de bain, toutes ses personnes affairées sur leur smartphone qui ont un accès « illimité » à leurs e-mails et qui les traitent dans l’urgence.

Et celles et ceux qui répondent aux sollicitations téléphoniques en disant : « Non, non, tu ne me déranges pas, je t’assure. Oui oui, il fait beau, c’est sympa ici, sinon, pour le Dossier Legendre & Cie, il faut absolument sécuriser les livraisons en… »

Je ne juge pas, je constate.

Connecté. En permanence, comme une obsession, comme une peur que quelqu’un d’autre ne se substitue à soi en faisant mieux, comme une tendance narcissique de se croire indispensable, comme une fureur exigeante de préserver sa « zone d’incertitude », comme la crainte de froisser son n+1.

Les managers de ces personnes angoissées n’ont rigoureusement rien compris au management.

Alors, que l’on prenne de la distance ou que l’on ne parvienne pas à décrocher de son addiction aux dossiers, le message d’absence, c’est vraiment le meilleur moment…

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607 – Atout Coeur 1 août, 2016

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Quand la science devient poétique, quand la technologie devient biologique.

Les objets connectés n’en finissent pas de libérer l’imagination des créateurs, en repoussant les limites de l’envisageable. A terme, les rêves les plus fous ne ressemblent plus à une prouesse scientifique mais à l’accomplissement d’un idéal onirique.

Une expérience a été menée au Canada sur une centaine de personnes, avec pour objectif de modifier totalement nos habitudes en matière d’authentification et de cryptage, et notamment tous les codes chiffrés auxquels nous avons recours en permanence.

Dans les faits, l’idée est de pouvoir s’identifier et de payer ses achats avec les battements de son coeur.

Sans rentrer dans une description technique, je vous décris le procédé en quelques mots. Respiration.

Le principe initial consiste à porter au poignet un bracelet. Ce tracker enregistre votre rythme cardiaque sur une simple pression avec le doigt, et, lorsqu’il se connecte à des bornes spécifiques installées dans des magasins partenaires, il vous reconnaît : il vous décrypte.

De ce fait, vous êtes formellement identifié et vous pouvez effectuer des achats, ouvrir une voiture à distance, une chambre d’hôtel…, bref toute action que vous faites actuellement dans une situation de paiement sans contact.

C’est a priori très sécurisé car un système biométrique va permettre à son porteur de s’authentifier en permanence.

De plus, la signature de vos pulsations cardiaques est personnalisée. Votre petit coeur est unique au monde.

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Alors, ça a l’air totalement utopique, mais l’expérience est menée avec le soutien de Mastercard, que l’on ne présente plus (on est à la fin des soldes, non ?), mais aussi d’une banque et d’un spécialiste de la conception de puces sécurisées.

Les porteurs de cette idée nuancent toutefois leur propos : « …ce mode continu d’authentification est pleinement adapté aux petits achats. »

Certes, si vous voulez acquérir une maison et vous endetter sur 20 ans, votre rythme cardiaque risque d’être un petit peu confus au moment de la signature du chèque…

Alors, qu’en est-il des jumeaux, que peut-on dire sur les cœurs transplantés et peut-on quand même parvenir à ouvrir sa voiture après avoir fait une heure de jogging ?

La chambre d’hôtel s’ouvrira-t-elle lorsque l’élu(e) de votre coeur vous y accompagnera pour la première fois à l’issue d’une cour intense et fiévreuse. Boum boum, boum boum…

En fait, toutes ces questions ont peu d’importance au regard de cette idée incroyable. Le coeur et l’argent sont donc réconciliables ? Et même les personnes qui n’ont pas de coeur seront incitées à découvrir qu’elles en ont un, et dépit de leurs agissements.

A écrire ce texte, je sens que je ne suis plus capable de m’identifier…

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606 – Otage 8 juillet, 2016

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Certaines inventions sont essentielles : l’essuie-tout par exemple, comment ferait-on sans ? Ça sert à tout, et dès le plus jeune âge.

Plus subtil, plus nuancé, plus reptilien, je souhaiterais mettre à l’honneur un objet qui sert à ôter les agrafes : l’ôte-agrafe.

La « promesse produit », comme disent les pros du marketing, est toute simple car elle est contenue dans son appellation : ôter les agrafes, contrairement à l’essuie-tout qui sert à tout.

J’ai cherché en vain sur la Toile qui était le créateur de cet objet fascinant qui a une page Wikipédia famélique. Injustice !

Avez-vous déjà essayé de l’utiliser ? Moi non plus.

Enfin, si, en réalité, mais pas comme il convient.

Je me sens cobra lorsque je m’en sers, il ne me manque plus que du venin. Je me sens crocodile. Tchak Tchak !

Toutefois, je bousille une feuille à chaque fois que j’ai l’heur de m’en servir, ce qui me renvoie à une introspection systématique : qu’est-ce qui m’est passé par la tête lorsque je j’ai agrafé les feuilles, sachant que je pourrais être appelé à les dégrafer ? Rien, une absence, le néant entre deux pensées vagabondes.

Vive les trombones, vive la colle !

Alors, j’ai investigué, certains appellent l’ôte-agrafes un « dégrafeur » ou une « dégrafeuse ». Avec un seul « f », c’est une exception : c’est un objet exceptionnel.

J’ai même trouvé une dénomination « arrache-agrafes », terme beaucoup trop violent pour cet objet sympathique et pacifique.

Le must : il en existe avec une « poignée ergonomique » pour une meilleure préhension, et même mieux, avec une « zone anti-glisse pour dégrafer facilement les documents sans les abîmer ! ».

Ah ! Je suis donc rassuré, je ne suis donc pas le seul à avoir dézingué des ramettes avec un ôte-agrafes.

Tchak Tchak !

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605 – Footeurs de merde 13 juin, 2016

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« Les anglais disent toujours qu’ils sont les seuls hooligans. Nous sommes venus démontrer que les anglais sont des fillettes », a dit à l’AFP un certain Vladimir, joint par téléphone à son retour en Russie et qui ne souhaite pas donner son nom de famille pour ne pas être reconnu. Un vrai courageux, ce mec : déjà reparti ? T’as peur, connard ?

Âgé de 30 ans, le jeune homme a fait l’aller-retour Moscou-Marseille en moins de 48 heures pour casser la gueule à d’illustres inconnus sous prétexte qu’ils ne sont pas russes. Quel projet de vie stimulant que celui qu’il décrit, ça doit rigoler sec à la machine à café de ta boîte, avec la narration de tes exploits !

Pour Vladimir, seuls les hooligans russes se battent « avec honneur ». « Nous, nous n’utilisons jamais des armes improvisées, seulement nos poings » tandis que « les Anglais utilisent des chaises, des bouteilles ». Petite chochotte, tu as peur d’un tesson de bouteille, toi, le téméraire qui se barre chez lui quand ça chauffe un peu trop. Oh, c’est touchant.

Et il continue son récit héroïque. « Je me suis battu contre des mecs tatoués de 40 à 50 ans. On est tous venus pour ça. Le jour du match, il y avait environ 150 gars, les plus costauds », raconte-t-il. Ce mec de 30 ans se comporte comme un adulte, comme un vrai dur, avec des gars 10 ans plus âgés que lui et tout aussi imbéciles : j’hésite à applaudir.

Ses déclarations débiles sont transposables dans la bouche de n’importe quel abruti de tout pays venu pour se battre contre des « fillettes ».

D’ailleurs, espèce de tâche écervelée, je crois, que dans ton cas, la notion de pays ou de nation n’a rigoureusement aucun sens. On a récemment parlé en France de déchéance de nationalité pour les terroristes, et je pense qu’il faudrait à ton égard inventer un autre statut, celui de « déchéance d’humanité ».

Aucune raclure de ton espèce, de toute nation, ne devrait être considérée comme un être humain, et je me moque de savoir dans quel groupe on pourrait classifier les « non – êtres humains », je m’en fous. Ne surtout pas t’apparenter à des animaux qui ont plus de dignité que le moindre des hooligans.

On devrait aussi t’empêcher de te reproduire et de donner un exemple aussi pitoyable à tes enfants.

Je suggérerais volontiers une lobotomie pour toi, mais, oupss,  mais où ai-je la tête ?, cette opération t’a été déjà été faite il y a longtemps, avec grand succès semble-t-il.

Les médias et les pouvoirs publics identifient l’alcool comme le déclencheur de cette violence, au point de l’interdire la veille des matchs, mais ce serait donner une excuse à ces crevards qui agissent au nom d’une idéologie absurde faite d’honneur, de testostérone et de haine d’autrui. Aucune excuse pour ces baltringues minables.

Étymologiquement, le mot « hooligan » daterait de 1925 et serait d’origine… russe, avec pour signification : « voyou », « vaurien » voire même « opposant au régime soviétique ». Assez étrangement, il s’est fortement popularisé dans le vocabulaire anglais et incarne aujourd’hui les dérives de types souvent racistes, homophobes et totalement crétins.

Que ces demeurés restent chez eux, et laisse placent au vrai spectacle, celui du ballon rond.

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604- Berceuse macabre 2 juin, 2016

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Alors, je suis trop candide pour comprendre la subtilité de la politique et je suis trop éloigné des débats qui agitent les religions, les ethnies et les peuples.

J’ai une conception idéaliste de la tranquillité et des rapports pacifiés entre les gens qui se déterminent parfois à la suite de conflits.

Je crois, comme beaucoup d’entre vous, à l’éducation, à la différence tolérée, à la chance que l’on donne même à ceux qui vous ont parfois déçu, et je ne crois pas aux Bisounours.

Je suppose que nous sommes maîtres de notre destin dès lors que l’on a passé un certain âge, et notamment en Occident où on ne manque de rien pour s’épanouir.

Je ne participe pas à la surenchère qui consiste à être plus riche, plus influent ou plus ambitieux que mon pire ennemi, je lui laisse, je m’en fous, je recherche la paix avec les autres pour augmenter ma paix intérieure.

Je suis certain que l’on doit aimer les enfants, les protéger, les élever, les guider à sa manière avec ses convictions, ses névroses, ses imperfections et sa volonté invérifiable de bien faire. Et on échoue, et on réussit. Et on persévère.

C’est assez rare, mais, je ne sais pas où va cette narration, elle est perdue, elle est hagarde, elle a le souffle coupé. J’aimerais pouvoir écrire une chanson douce et je sais que je n’y parviendrai pas car le point de départ de mon texte, c’est la publication d’une photo que vous aurez peut-être déjà vue si votre regard est allé plus bas sur cette page.

Je suis blessé dans mon âme de papa, je suis choqué, outré, détruit, je ne parviens pas à avaler ma salive, j’ai envie de tout abandonner lorsque je vois l’image de cet enfant qui ne respire plus, qui est mort sans avoir réellement goûté le bonheur de la vie que sa mère lui avait confié il y a quelques mois.

J’imagine en frémissant, ses balbutiements de voix, ses mimiques adorables, ses sons charmants, ses pleurs de faim et de fatigue, et sa main toute entière qui se serre autour d’un seul doigt.

Je n’imagine pas quand l’eau s’est engouffrée dans sa gorge de manière définitive.

Je ne suis pas croyant, petit bonhomme, je ne crois pas que tu iras au Paradis, tu es juste « décédé » comme disent les médias. Je ne suis pas croyant mais je t’adresse une prière, à ma manière, avec mon coeur, avec ma tristesse.

J’espère que ta beauté et ta fragilité te mèneront vers des chemins plus calmes, vers des sites moins hostiles : et c’est à cet endroit, qu’à terme, j’aimerais te rencontrer.

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603 – You sexy mother fucker ! 22 avril, 2016

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Faudra-t-il encore longtemps, sans pouvoir réagir, laisser s’éteindre toutes nos idoles ? Je le crains.

C’est probablement cela : vieillir ; c’est considérer de manière impuissante que tous les repères de son adolescence et de son enfance disparaissent et se logent dans un espace étroit de sa mémoire, gravés et mélangés à des émotions, à des lieux, à des personnes.

Alors, coup de bol des natifs de 1970 et alentour, nous avions 13 / 14 ans lorsque Madonna, Michael Jackson et Prince sont devenus des icônes planétaires de la créativité musicale et chorégraphique, avec de vraies mélodies qui nous survivront et qui nous accompagnent depuis plus de 30 ans.

Madonna, prends soin de toi ! Et fais attention aux médocs, j’y reviendrai plus tard.

Je présume que quelques années auparavant, quelqu’un de la génération de mes grands-parents s’est dit : « Mince, Maurice Chevalier est mort ! » « Ah non, pas lui, quand même !, on a déjà eu Piaf il y a à peine 10 ans ! »

Après, vous trouverez toujours un journaliste pour écrire que c’était « le dernier monstre sacré ». Jusqu’à la mort du prochain, évidemment, et je croyais que le dernier monstre avait déjà été identifié et encensé il y a à peine 6 mois.

Eh oui, même les monstres meurent.

Mais Prince n’était pas un monstre, mieux : c’était un prince. Un artiste capable de composer, d’inventer, de mélanger, de galvaniser les foules, de surprendre, de susciter une admiration et un étonnement formidables et d’avoir mis Minneapolis sur une carte du globe.

Je ne veux pas faire mon ancien combattant, mais quand vous essayez de capter la créativité musicale de ces 5 dernières années, rien ne se passe vraiment, le filet est peu garni, et vous ne pouvez que souhaiter que des personnages tels que Prince deviennent centenaires.

Alors, l’enquête se poursuit, mais ce sont les médicaments qui auraient emporté Prince, comme Michael Jackson, et comme Elvis Presley, avec, mais ça reste à déterminer – ou à dissimuler… – quelques traces « d’opiacées » comme dit la pudibonde presse.

Alors moi je dis aux pudibonds : « You sexy mother fucker ! »

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602 – Imposture wars 6 janvier, 2016

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Ceux qui me connaissent depuis longtemps savent à quel point j’ai échappé à la culture Star Wars. Et pourtant, étant né au tout début des années 70, il eut été logique que je me fisse embarquer dans cette frénésie stellaire avec bon nombre de mes contemporains. Et bien non.

J’ai zappé, j’ai fui, j’ai évité toute forme de compréhension du scénario, de sympathie avec les personnages et de collusion avec le merchandising colossal autour de cette trilogie, enfin, trilogie, pas vraiment, puisque, pendant ce temps, on a refait des épisodes avant qui expliquent l’après. Et puis là, Disney s’est emparé du truc pour en refaire une trilogie d’après ?

Seuls les fans comprennent, non ?

Mais bon, je respecte l’œuvre, la créativité et l’influence de la culture Star Wars sur notre quotidien, surtout en ce moment à mon avis qui s’exprime un peu too much comme on dit à Hollywood. Je n’ai pas été touché par ce film, point.

Non, je me suis posé la question assez récemment : pourquoi traduit-on « Star Wars » par « La Guerre des Étoiles » alors que « Wars » est au pluriel ?

Je ne suis pas professeur d’anglais mais si George Lucas a imaginé qu’il y avait plusieurs « Wars », alors le titre exact aurait dû être « Les Guerres des Étoiles », en considérant que le « Star » est invariable comme le précise la grammaire anglaise.

Bon alors, une ou plusieurs guerres ? Il faudrait réellement que je regarde les films pour savoir.

Au passage, ce même Georges Lucas a dézingué les héritiers de son œuvre, en considérant que : « Selon moi, Star Wars est un soap opéra familial, ou plutôt un space opéra avec des problèmes de famille, ce n’est en tout cas pas une saga sur des vaisseaux spatiaux ». Ah, zut, personne n’a rien compris en fait, je suis rassuré !

Comme space opéra, je recommande l’incontournable « 2001, l’Odyssée de l’Espace », qui parle nettement plus à ma sensibilité.

Et Georges Lucas en a récemment remis une couche à propos des Star Wars qu’il n’a pas tournés, le premier étant à l’affiche en ce moment, et ça a dû mettre une ambiance sympa chez Mickey : « Ce sont mes enfants, je les aime, je les ai créés. Je les ai vendus à des esclavagistes. »

En effet, Disney avait demandé à Mr Lucas de tourner 3 Star Wars de plus mais il a décliné et cédé ses droits.

Attendez, le mec, il a plus de 70 ans et quelques milliards de dollars sur son Livret A, foutez-lui la paix ! Et surtout, ne dénaturez pas son œuvre : c’est une insulte galactique.

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601 – Un rythme qui donne le blues. 21 décembre, 2015

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Certains se posent des questions sur une hypothétique Gouvernance du Monde, qui permettrait de manière tout à fait illusoire de pacifier les tensions, de réguler les dérives de la mondialisation, et, souhaitons le, d’équilibrer les richesses de telle sorte à ce que tout le monde ait de quoi se nourrir, se soigner, se loger, s’éduquer…

Mouais, on en est loin, non ?

Cette gouvernance aurait pour conséquence directe ce que des experts nomment la « gouvernabilité au niveau supranational », donc, en gros, abandonner le pouvoir national au profit de personnes qui prendraient de la hauteur sur les problématiques planétaires, une sorte de Super COP 21 permanente portant sur tous les sujets visant à améliorer le sort de l’Humanité.

Quand on voit le mal de chien que se donnent les politiciens en France pour se faire élire et pour conserver le pouvoir, on se dit qu’on n’y est pas encore, n’est-ce pas ?

Quand on observe l’émergence européenne des nationalismes, on se dit que cela n’est pas gagné.

Quand il s’agira de faire ce type de propositions à la Corée du Nord, on se dit que la négociation sera assez compliquée…

Mais bon, toutes ces gesticulations conceptuelles sont des foutaises au regard de ce qui gouverne réellement le monde aujourd’hui : les algorithmes, dont on retrouve les bases mathématiques en Chine dès le 1er siècle de notre ère.

Alors, bien évidemment, on doit évoquer Google, dont le moteur de recherches propose, pour chaque requête, un classement des sites web sur la base d’un algorithme dont la recette est jalousement tenue secrète. La poule aux œufs d’or ?

Être le plus haut possible dans le classement des sites sur Google et se positionner sur la première page des résultats, voilà ce qui gouverne réellement le monde.

Tout n’est que calcul, numérisation, classement, prospective analytique, individualisation, statistiques, monétisation publicitaire et big data : Algorithme.

En ressentez-vous l’influence ? Pas encore ? Pas certain ? Le surf sur le net n’est-il pas devenu le guide de votre existence ? Et le smartphone, la télécommande universelle ?

D’ici à ce que Google se lance en politique…

D’ici à ce que les algorithmes prennent le pouvoir…

Alors : à quoi rêvent les algorithmes ?

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600 – Supersonique 17 décembre, 2015

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Certains y verront de la poésie divine et d’autres, la volonté farouche de comprendre le réel, de l’observer et de s’en émerveiller.

Des scientifiques ont eu l’idée étrange d’aller écouter le silence du désert. Enfin, le silence, c’est une idée relative, car même le son du néant est intelligible.

L’équipe de chercheurs, qui a passé 25 journées estivales dans la sympathique Vallée de la Mort et dans le Désert de Mojave, a décrit son expérience de la manière suivante : « Le grondement des dunes se fait dans une fréquence audible entre le ré et le sol dans la deuxième octave sous le do. »

Sublime, onirique, apaisant. Franchement, ça donne envie d’étudier la physique, la mécanique des fluides et la musicologie, non ? Et Dieu dans tout ça ?

Le sable vibre en répercutant la variété des ondes sismiques, les dunes se font l’écho de leur résonance naturelle, les harmonies éruptives se diffusent dans les étendues désertiques infinies, à perte de vue, à perte d’ouïe.

Ce concert pour personne est permanent, intime, et la Terre fait onduler sa complainte lascive au gré des avalanches de sable et des couchers de soleil.

Solitaire, avec sa chanson en provenance de ses entrailles, notre jolie planète entonne sa sérénade imperceptible en offrande à l’univers.

A moins que son message ne s’adresse à nous.

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599 – En deuil. 16 novembre, 2015

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Pas la tête à ça, pas la tête à rien.

Comme cela me semble futile de reprendre mes tableaux excel, ma « to do list » du lundi, comme cela me paraît nébuleux de vouloir contacter mes clients, mes partenaires, mes prestataires. Ce quotidien, cet aujourd’hui est vide de sens, ma lumière intérieure est grillée, mitraillée à l’arme automatique, mutilée, éteinte.

Même se servir un café n’a aucun sens ce matin, je suis hypnotisé par les témoignages, par les images et par la viralité des réseaux sociaux qui déversent par milliers les impressions et les commentaires.

Commenter, quoi d’autre ? Résister, une bière à la main, à la terrasse d’un café, en écoutant du hard rock, en repeignant sa chambre en bleu blanc rouge, très bien, mais après, on retombe dans le déni qui consiste à continuer à vivre normalement ?

Vivre ? Jusqu’à quand ? Est-on tous en danger de mort parce qu’on va au spectacle, parce qu’on prend le métro, parce que l’on exerce sa liberté de circuler, de choisir et de se laisser aller à des envies qui n’appartiennent qu’à notre volonté d’agir.

Mes mots sont enfermés, ils ont réussi. Le vocabulaire de mes émotions est bien incomplet pour décrire ce que je ressens. Quant à l’écrire, tout est confus.

Je n’ose imaginer la détresse des familles, des proches et de tous ceux qui sont directement touchés par ces assassinats. Les photos des victimes circulent, avec leurs sourires, leurs espoirs, leur complicité avec l’objectif de l’appareil photo. Et là, ils sont à la morgue.

Ces tueurs ne savent pas ce que c’est de se lever le matin et de regarder avec tendresse un enfant qui se réveille et qui cherche à émerger de son rêve peuplé de gentilles fées et de monstres dociles.

Ces fanatiques ont oublié que leur maman a du les bercer, les câliner, les regarder se réveiller, les aimer avant qu’ils ne deviennent des machines à tuer, à qui l’on a dit, tous les jours : »Tue les infidèles, tue les infidèles, tue les infidèles, tue les infidèles, tue ! ».

Mono-message, et il reste quoi après dans leur cerveau. Rien d’autre que l’envie de saisir une arme, et de s’en servir, avec le besoin de tuer comme valeur unique.

Je suis un infidèle.

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