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654 – Au fil du vent 24 janvier, 2023

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Les jours qui se succèdent ne révèlent rien de rassurant, avec un sentiment permanent de disparition(s). Oh non, je ne veux pas évoquer les êtres humains, dont l’issue est connue de tous dès la naissance. Passer, puis trépasser.

Notre civilisation égocentrique et narcissique est en train de détruire les espèces animales, végétales, mais que reste-t-il de la nature ? Hé, les gars, et on s’autodétruit au passage ? Je ne cherche pas à ouvrir un débat philosophique, d’autant que j’ai forcément contribué à mon échelle à la disparition de la biodiversité.

De plus, vu mon âge, je ne verrai pas la fin du film catastrophique puisque, d’ici là : j’aurais disparu. Enjoy, les générations à venir ! On vous laisse en héritage les conclusions enthousiasmantes de la COP 21.

Non en fait, j’ai entendu ce matin une information qui m’a soufflé : la raréfaction d’un vent à cause des bouleversements climatiques. Vous prenez 10 personnes dans la rue et vous leur demandez : « Comment se forme le vent ? Il vient d’où en fait ? » Ben, wesh frère, ça vient de là-bas quoi, ça vient du ciel !

Le vent, c’est « naturel » ; on s’en reparle de la nature ?

Dans les faits, le vent est un mouvement de l’air qui se dilate et qui se met en mouvement sous l’impulsion du soleil qui chauffe notre atmosphère. Vous percevez le lien avec le changement climatique ? Alors, à ce sujet, les scientifiques ont estimé que la tramontane, qui traverse joyeusement les campagnes catalanes, est en voie d’extinction. D’essoufflement.

Je cite : « Pour qu’une journée de tramontane soit comptabilisée par Météo France, il faut qu’au moins une rafale dépasse les seize mètres par seconde, soit environ 58 km/h. » Or, la chaleur intense et le vent sont peu compatibles, on le sait, il n’y a pas d’air quand il fait très chaud. Vite, vite, mettez à fond la clim’ ! Mais oui, on continue à tout bousiller.

Sans tramontane, des tas d’espèces vont crever, la vigne, les vergers…  Plus de ballon de rouge à l’apéro, plus de pêches au dessert. Alors quoi, on bouffe le ventilo ?

Fort heureusement, il existe de très bonnes nouvelles, de celles qui nous laissent espérer que notre Humanité ne mourra pas d’un souffle au coeur.

Bien. Nous sommes d’accord, n’est-ce pas, n’êtes-vous franchement pas excédé à l’idée de perdre votre écouteur sans fil, car il aura négligemment glissé de votre oreille. Alors, pour résoudre cet inconfort, on a inventé : le fil pour écouteurs sans fil. Et bon vent !

 Fil

653 – Fuel Sentimental 12 octobre, 2022

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On a soif d’idéal…

Presque aussi performant que le Covid 19, la panne d’essence actuelle nous propose un modèle de civilisation binaire : redécouvrir les joies de la marche à pied ou attendre deux heures devant une station-service au risque d’être mêlé à une bagarre. Struggle for life !

C’est marrant : l’essence. C’est ce qui a lancé le mouvement des gilets jaunes et maintenant, cela nous plombe – sans plomb – notre quotidien.

C’est super : l’essence !

En France, on n’a pas de pétrole, mais on a des grévistes. Alors, je vous préviens, je vais épuiser, comme le réservoir de vos véhicules, tous les jeux de mots pourris qui co-voiturent dans mon esprit. Sans vouloir être pompeux, c’est la quint(essence) de ce sujet.

Bon alors, égrenons avec allégresse nos très chères (2,45 € le litre) trois dernières années. Privés de déplacements à plus d’un kilomètre de chez soi, de voyages, de pâtes, de farine, de masques, de PQ, de moutarde !, et de gaz, à court terme. Je recommande la création d’un Ministère de la Pénurie, mais est-ce que cela carburerait un peu plus ?

Pronostic. Le prochain mouvement de la CGT va se déclencher dans les data centers, les opérateurs du cloud, les fournisseurs d’accès à internet, les réseaux sociaux… ; un piquet de grève chez Tik Tok, ça doit avoir de la tenue, non ?

Et là, on va bien se marrer, encore une fois. On verra des personnes se déplaçant à la Bibliothèque pour regarder une Encyclopédie quand d’autres se rendront au guichet pour commander un billet de train.

Mieux, on apercevra des adolescents qui découvriront l’atypisme d’une conversation en face à face avec d’autres adolescents !

Et on laissera dans la pénombre les amoureux qui se disent : « je t’aime » sans surinvestir les petits cœurs et les smileys, le retour des sens…

zebda

652 – Grâce et Disgrâce 16 septembre, 2022

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Lorsque l’actualité fait remonter à la surface des souvenirs probablement égarés ou masqués, et vous percute comme un char d’assaut en route vers Kiev. Bam !

Naguère, au début des années 80, je suis allé en promenade avec ma grand-mère face aux grilles de la Résidence Royale de Balmoral en Écosse. A un moment, un cortège de voitures est sorti du Château, dont une splendide Rolls Royce noire, avec, à l’intérieur, la défunte Reine Elisabeth II.

Et ma grand-mère, émue, me dit sobrement : « The Queen ». Toute écossaise pur mal qu’elle fut, ma Granny avait un respect immense pour la Couronne d’Angleterre, respect qu’elle m’a transmis de manière discrète et silencieuse.

Vous aussi, vous avez sans doute une grand-mère qui vous manque, un être magnifique qui vous a bercé, consolé, protégé, qui faisait rempart vis-à-vis de parents parfois sévères ou injustes. Une personne pure, unique.

Le 19 septembre prochain sera, nous prophétise-t-on, l’événement historique le plus important de ce siècle, eu égard à la qualité des personnes présentes à Londres pour rendre un dernier hommage à la Reine, Gracious Queen. La Terre entière, recueillie, concernée, rassemblée.

Ah non, que dis-je, pas tous : Poutine, Assad et les Talibans sont priés de ne pas faire partie de l’Histoire du Monde. Veuillez rester cloîtrés dans votre misérable égocentrisme belliqueux, prière de vous emmurer dans votre cruauté, de vous rétrécir dans votre misogynie et de ne plus exister, tout simplement.

Il sera temps pour vous Messieurs de sortir des livres d’Histoire, de vous exfiltrer des moteurs de recherche mais aussi de survivre dans la mémoire collective comme des plaies de l’Humanité, comme des gros mots. Disgrâce.

Balmoral

651 – Le dernier jour du Disco 29 mars, 2022

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J’ai le souvenir d’une époque tellement lumineuse, joyeuse, délurée. Ce soleil est si intense dans ma mémoire. Cela a-t-il réellement existé ?

Des fragments d’allégresse, des larges sourires, les fraternisations spontanées autour d’un verre, les vacances dont on n’a pas envie qu’elles se terminent, la fête sans fin, l’Aventura…

Je suis né dans les années 70, avec ses vêtements bariolés, ses textiles bouclés et le papier peint au plafond comme comble du chic.

Il me semble que l’insouciance vaporeuse de cette période s’est largement étiolée dans les années business et sida que sont devenues les années 80. Dallas, ton univers impitoyable, tin tin, tin tin !

Et pourtant, qui voudrait retourner dans une époque durant laquelle les gens mouraient au volant par milliers, dans laquelle la clope était un accessoire de vie et où les femmes ne disposaient pas de la liberté qu’elles continuent, laborieusement, de conquérir ? Pas de 4G, pas de réseaux sociaux, pas de haters, pas de surcommentaires sur les commentaires.

Certes, mais il avait Abba qui chantait, CloClo qui dansait, les Bee Gees qui ondulaient et tant d’autres artistes qui offrirent à cette décennie une épaisseur si particulière.

Est-ce que les souvenirs d’enfance sont tous si légers ? Pour chaque époque, pour chacun ? Ai-je tant besoin de convoquer dans ma mémoire ce type d’images et de mélodies parce que la situation actuelle ne nous invite qu’au désespoir ?

La guerre, la planète qui se déglingue sous nos yeux sans aucune réaction significative de notre part, la pandémie, mais qu’est-ce qui va rester dans la tête de celles et ceux qui sont nés entre 2010 et 2015 ?

Alors la nostalgie comme remède, vous me mettrez un Earth Wind & Fire en intraveineuse, du Boney M en sirop et du Donna Summer en berceuse.

Avant de sombrer : une dernière danse ?

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650 – Indigestion 6 mars, 2022

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Je ne suis jamais allé au Canada. Je le regrette, et d’autant plus aujourd’hui. Mes motivations ?

Le grand air, les paysages, le sirop d’érable, la neige en abondance, la nature sauvage et préservée, les lacs et montagnes, la francophonie à des milliers de kilomètres, par-delà l’océan, en Amérique du Nord, Ye Ha !

Bullshit.

La seule envie qui m’anime à l’heure actuelle d’aller au Québec repose sur mon ardente volonté de goûter la spécialité locale : la poutine.

Bouffer de la poutine, et puis la vomir.

Cet individu, qui est rentré dans les livres d’histoire par la petite porte en s’autoproclamant président à vie, en sortira par une bouche d’égout, avec les ordures et les régurgitations de ses détracteurs.

Je suis allé en Ukraine en 2010, pays fier, paisible et accueillant, empreint d’une grande spiritualité religieuse. Je suis allé plusieurs fois en Russie également, avec le souvenir durable d’un peuple chaleureux, sensible, courageux et généreux.

Il paraît que le russe poutine, avec un tout petit « p » a des origines ukrainiennes. Ah. La vérité est qu’il s’est désormais fabriqué sa propre ascendance territoriale, loin de la Russie et de l’Ukraine, puisqu’il n’est doté d’aucune des qualités qui caractérisent les peuples de ces deux pays.

Il vient d’un lieu sinistre où la brutalité et la honte sont des principes d’éducation, dans lequel son esprit a été nourri par le venin, le sentiment belliqueux et l’amertume. Ce petit « p » ignore la « paix ».

Je ne sais pas quel sort sémantique sera réservé à la poutine canadienne, sera-t-elle renommée, boycottée, détruite ?

Un jour, peut-être, j’irai au Canada.

poutine

649 – Joyeux Viral ! 29 novembre, 2021

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Ahhh Noël ! Ses lutins, ses promesses de cadeaux, ses épines de sapin, ses guirlandes illuminées pour un lendemain meilleur et : son variant Omicron. Imaginez une seconde que les Grecs aient intitulé leur lettre O : Omacron et on s’en serait tapées des barres de rire ! Juste avant l’élection : O Macron !

Il parait d’ailleurs, très sérieusement, que la lettre ξ, soit xi en grec, a été refusée en tant que dénomination du nouveau variant du Covid 19 parce que le leader chinois, Xi Jingping, s’y est opposé. Tu m’étonnes ! Déjà que la Chine est le berceau de cette pandémie, alors si Monsieur Xi incarne en plus le virus en personne : impossible, ça fait tâche dans le CV.

Avec la quantité de variants qui déferlent depuis deux ans, on sera bientôt tous capables de réciter l’alphabet grec d’ici quelques mois, il faut aussi voir le bon côté des choses : alpha, bêta, delta, gamma…

Donc, on a Omicron en invité avec la dinde et les marrons. Et, pour fêter ça, qu’est-ce qu’on chante ?

Je me suis toujours demandé ce que pouvaient entonner les enfants avant que Tino Rossi ne crée : « Petit Papa Noël ». Des chants religieux je présume ?

Les chansons de Noël, je m’y prépare, j’ai même pris de l’avance, et, vous me remercierez sans doute – ou pas – car je vais également vous faire gagner quelques jours.

Avant, toutefois, que vous ne me détestiez pour avoir ce titre en tête pendant un mois, j’ai longtemps considéré que la meilleure chanson de Noël était celle, anti-militariste, de John Lennon : « So this is Christmas », mais bon, ça plombe un peu l’atmosphère de parler de la fin de la guerre au moment où tu galères à couper la bûche.

Mais là, j’ai mieux. Alors, alors, alors : « All I want for Christmas is youuuuuuu, Baby ! »

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648 – Calendes 3 novembre, 2021

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La période s’y prête, il est grand temps de croire au Père Noël. À la condition qu’il ne soit pas une ordure, avec, ses déchets par milliers, n’oublie pas que l’on croise dans les rues, sur les rivières, sur les rivages ou dans les forêts des immondices, des emballages de papier : cadeau !

Je voudrais exprimer ici ma profonde lassitude. Je ne suis pas assez énervé pour être militant alors je m’indigne dans mon coin, je rouspète, je m’impatiente. Je vote aussi, je fais partie des irréductibles naïfs qui mettent un bulletin dans une urne en imaginant que les gouvernants agissent pour le bien public.

N’avez-vous pas cette désagréable sensation que les dirigeants de notre Planète procrastinent ? Non, je reformule car j’y vais un peu fort dans mes propos : n’avez-vous pas l’impression qu’ils se foutent de notre gueule ?

La COP 26 qui succède à la COP 25 et faisant écho à la COP 21 de Paris avec Fabius, Hidalgo et Royal sur la photo à côté de toute une flopée de Chefs d’État satisfaits d’eux-mêmes, bienheureux : souriez, vous allez sauver le monde, c’est pour la postérité. Et pour votre plan de carrière ?

The place to be : la photo, pas la Terre.

Vous arrive-t-il de prêter attention aux chiffres qui sont égrenés dans les médias, à propos desquels chaque pays se donne pour objectif de « décarboner » son industrie, son économie, son mode de vie ?

Objectif : – 50 % en 2030 ou – 30 % en 2050, j’ai un doute. Certains évoquent un zéro carbone à l’horizon 2070, j’aurais 100 ans, chouette, j’ai hâte !

Tous ces chiffres…, abstrait, non ? Depuis la COP 21, en 2015, avez-vous remarqué des changements dans votre vie quotidienne : moins de sachets dans l’eau de mer, moins de décharges à ciel ouvert, moins de cochonneries répandues ça et là lorsque vous osez une promenade dans la « nature » ?

« Renvoyer aux calendes grecques ». Comme les Grecs n’ont jamais eu de calendes, la date ne figure sur aucun calendrier, donc on peut planifier absolument tout ce que l’on souhaite sans risque que cela se réalise, contrairement aux projets reportés à la Saint-Glinglin que l’on peut célébrer à la Toussaint.

Les dirigeants chinois et russes, qui ne font pas le déplacement à Glasgow pour la COP 26, ont une démarche qui est ostensiblement pénible mais qui a le mérite de ne pas être hypocrite.

Je suis inquiet, je ramasse parfois des papiers dans les rues, je mets le plastique dans la poubelle jaune, j’ai renoncé à construire une centrale à charbon sur ma terrasse car le règlement de ma copropriété s’y oppose…

Je suis inquiet.

plastique pollution

647 – Variant 24 juillet, 2021

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Cas contact, jour 3.

Cher Journal, j’en sais un peu plus sur les raisons qui me contraignent à ne pas fréquenter mes semblables.

L’isolement, c’est comme le confinement sauf que les autres peuvent vivre quasi normalement. Mon île déserte ressemble à un pavillon entouré d’autres maisons desquelles émanent des parfums de barbecue, des bruits de tondeuse à gazon et des piaillements joyeux issus des piscines gonflables.

Ohé ! Je suis là !

L 452 R. C’est précisément ce qui me maintient à domicile selon le laboratoire. Spontanément, en recevant cette information, j’ai pensé à L 5 – « Toutes les femmes de ta vie », inoubliable – et à L 627, un film des années 90 qui met en lumière la Brigade des Stups. C’est bien rangé dans mon cerveau, non ? Notamment à la lettre « L ».

Sauf que L 452 R identifie avec certitude le variant du Covid de ma fille, et donc mes références auraient du s’inspirer de la Grèce ou de l’Inde, puisqu’il s’agit du variant Delta.

Delta. C’est poétique, un nom de virus, un peu comme ceux que l’on attribue aux tempêtes tropicales et autres joyeuses intempéries comme un ouragan qui passait sur moi…

Au moins, si ma fille avait chopé le variant anglais, je vous aurais mis des paroles des Beatles, des Clash ou d’Oasis, mais là, vous aurez en tête une chanson de princesse…, « l’amour a tout emporté, dévasté nos vies », tu m’étonnes ! Quelle sens de l’anticipation, cette Stéphanie.

Autre sujet, moins musical. Je me suis fait une réflexion qui est soit visionnaire, soit incrédule, et je préférerais la seconde hypothèse.

Je suis allé faire les courses aujourd’hui parce que le frigo ne se remplit pas tout seul et que la pharmacie ne livre pas à domicile. Le risque : une amende puisque je ne suis pas censé sortir. Je suis un délinquant, soit.

Mon scénario à la George Orwell du Val de Marne du  consiste à penser que dans 10 ans, plus ou moins, ce qui est vérifiable à l’heure actuelle sur un papier ou une appli sur la base d’un contrôle sera automatiquement détecté par le Ministère de la Santé.

En gros, là , je suis invisible, pas vu – pas pris, mais à l’avenir, une personne potentiellement contaminatrice sera fichée, identifiée, localisée et empêchée de sortir via un système technologique qui ne doit pas être si complexe à concevoir et d’ailleurs peut-être est-ce déjà le cas.

Restent, à ce stade : les débats sur la morale, sur l’équilibre entre des mesures laxistes ou liberticides, sur le droit de ne pas se faire vacciner et beaucoup d’autres questions de fond que notre beau pays n’a pas fini de se poser, et notamment via des manifestations ou des séances parlementaires nocturnes.

I I I I I I I I I I I I I I I I I

Cher Journal, ne t’inquiète pas pour moi, j’ai fait une petite réserve de bières à l’hypermarché aujourd’hui parce que la promo ne se refusait pas, et que… cela fait passer le temps devant les Jeux Olympiques.

Tout va bien, je chante des chansons des années 80, je vois des « L » un peu partout, j’ai des hallucinations en mode big brother de banlieue, j’ai l’alphabet grec qui s’infuse dans mon esprit, alpha, beta, gamma :

Delta

646 – Contact. Dont acte. 22 juillet, 2021

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Cas contact. Day 1.

Bam ! Ça tombe en vertical et en viral. Ma fillette avait une petite fièvre hier et puis une grosse fièvre cette nuit.

Naguère, nous aurions tabassé sa température à grands coups de Doliprane toutes les 6 heures en se disant : « Ça va passer, ça ira nettement mieux demain, c’est juste un petit truc viral qui arrive fréquemment avec l’été. » Et bonne nuit !

Mais ça, c’était avant 2019. De nos jours, en cas de fièvre, on se rend dans une pharmacie pour effectuer un test antigénique et puis on attend le verdict.

« Votre fille est positive ». Mais oui, je sais : elle a toujours le sourire, elle est optimiste, c’est quoi le sujet ?

« Votre fille a le Covid, on va faire un test PCR que l’on enverra au laboratoire pour déterminer la nature du variant. Bonus : vous restez avec nous, Monsieur, on va aussi vous tester. »

Ce qui aurait pu ressembler à une journée « normale » s’est transformé en une interminable litanie de protocoles sanitaires, de doutes, de perspectives d’isolement et de sentiment d’appartenance à la grande tribu des personnes susceptibles de transmettre le virus. I am dangerous !

Après le décidément trop banal : métro – boulot – dodo, j’ai donc testé la : blanche blouse, piquouze, la lose.

I I I I I I I I I I I I I I I I I

Ces 17 petites barres sont autant de jours d’isolement imposés aux cas contact – si j’ai vraiment tout compris – incluant aussi les personnes vaccinées depuis un mois et nanties d’un test antigénique négatif daté du jour. Mais certaines informations sont totalement contradictoires, en évoluant au gré des déclarations des Ministres.

Je pensais pouvoir me distinguer un jour par ma virilité, mais je me retrouve propulsé par ma viralité. Ça se joue à rien en fait.

Les J.O. se profilent, mon marathon a déjà commencé…

Quarantine

645 – PMG 3 avril, 2021

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Vous avez probablement remarqué que nos gouvernants, l’air grave, le menton relevé, l’œil agile, en appellent systématiquement à la « responsabilité collective ». C’est une formule magique.

Soyez responsables mes amis, soyez justes, soyez raisonnables, exactement comme notre classe politique. D’ailleurs, c’est grâce à cette exemplarité que nous leur envions que nous les élisons et que nous nous soumettons à leurs règles.

J’ai tout compris en fait : notre élite politique s’est hissée à ce niveau de « responsabilités » en accumulant collectivement celle des autres, nous, c’est bien fichu ce système, il fallait juste y penser.

Alors, la responsabilité collective, c’est quoi ?

OK, je vois que vous êtes aussi inspirés que moi. Je vais tenter de formuler une hypothèse. Selon moi, la responsabilité collective se traduit par un système PMG. Non, non pas le PSG qui va déglinguer le Bayern Munich dans quelques jours, allez Paris !, le : PMG. Une idée ?

Lorsque les journalistes tendent un micro pour obtenir des réactions face aux nouvelles restrictions, qu’est-ce que répondent les interviewés ? Extrait.

« Oh, cette situation ne m’inspire que l’envie de rentrer chez moi avant 18.00, d’aider mon prochain, de ne pas m’exposer inutilement dans des situations où je pourrais attraper le virus, de ne pas partir en province pour les fêtes pascales et de guetter avec gourmandise les prochaines mesures de responsabilité collective. »

Oups, une tentative d’intrusion de virus a essayé de perturber ma démonstration, merci de ne pas tenir compte du verbatim précédent, c’est un fake, c’est un hoax !

Non, en fait, on entend de nombreuses personnes expliquer comment ils vont pouvoir interpréter cette responsabilité collective à titre individuel, avec un label PMG : « Pour Ma Gueule ».

Et comment on s’arrange pour bricoler sa vie afin qu’elle ne soit pas trop étriquée, comment voir plus de 6 potes à plus de 10 kilomètres de chez soi sans se faire choper, comment flirter avec le danger en pique-niquant dans un jardin, comment parvenir à faire garder ses enfants en bas âge en enfreignant quelques toutes petites règles, mais bon : pas le choix, bref, comment poursuivre son chemin personnel dans ce schéma de règles communes ?

PMG ne veut pas dire égoïste, je ne porte pas de jugement, c’est juste reconnaître que la responsabilité collective est une somme de responsabilités individuelles, et on se débrouille avec tout cela comme on peut, c’est probablement ce qui nous différenciera toujours de l’intelligence artificielle.

Et puis là Bam ! Le coup de grâce en cette période tristounette, le contraste ultime, l’oxymore en période Covid. En boomerang à franges et à paillettes, le retour imagé d’une époque où les boules à facettes faisaient la loi, avec de la joie de vivre à gogo, de la démesure dans ta Renault 5 break, du Disco Roi et ses cols pelle à tarte, de Guy Lux, Mamma Mia, here I go again, I love America.

Patrick Juvet.

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