266- Envole-moi 29 mai, 2012
Posté par stiopka dans : Non classé , trackbackTiens, je suis allé à Roissy CDG cette semaine, afin de me rendre à un rendez-vous. C’est beau un avion qui décolle… Je me dis à chaque fois que tous ces passagers, à quelques dizaines de mètres au-dessus de ma tête, se sont envolés pour des îles fabuleuses dans lesquelles c’est toujours l’été.
Et on les comprend ! Vous avez vu le climat qu’on a eu en avril et en mai ? Donc, en toute légèreté, un fragment de mon esprit est parti en voyage au soleil, avec cet avion, et le reste de moi-même, c’est à dire 100 %, est resté cloué au sol.
En quittant la zone aéroportuaire avec ma voiture, afin de rejoindre l’autoroute, je suis passé devant le Concorde qui est fièrement ( ? ) planté dans le sol tel une statue grecque, et qui méprise de son air hautain les vulgaires automobilistes qui défilent devant lui.
Est-ce une maquette géante ou un vrai appareil… ?, toujours est-il que deux hommes juchés sur une nacelle étaient en train de le nettoyer sous l’aile mais le spectacle donnait l’impression qu’ils remplissaient l’avion de kérosène.
Ah…, notre cher supersonique, j’ai imaginé un instant qu’il reprenait vie et qu’il allait se désenchaîner du grossier socle sur lequel il est emprisonné comme un simple bibelot.
J’ai songé au fait qu’il allait retourner très au-dessus des nuages, dans son élément, à Mach 2, afin de s’arracher à l’attraction terrestre et puis qu’il allait dériver comme un aventurier galactique, bien loin de cette décision humaine d’interrompre son envol.
Un oiseau libre dans une trajectoire vertigineuse et infinie, et encore une fois, mon esprit est parti avec lui…






Tu nous offres là l’amorce d’un excellent scénario de film : le Concorde qui reprend sa liberté envers et contre tout !
Je vole avec vous.