284- Fan de 22 juin, 2012
Posté par stiopka dans : Non classé , trackbackComment fait-on pour créer un courant musical ? Vous avez une idée ? En général, on se met à plusieurs, on explore des mélodies, on confronte les sensibilités, on percute les égos et…. ça donne les Beatles, les Clash et tant d’autres. Ah oui, dans le pire des cas, donne aussi les Modern Talking et les Fine Young Cannibals.
Ça commence dans une cave, un salon, un grenier, un garage, un jardin public et puis, innocemment, spontanément, quelque chose se passe. Je doute que Paul Mac Cartney ou John Lennon auraient pu faire leur si brillante carrière s’ils n’avaient pas passé quelques années, ensemble, à créer des chansons que nos arrière-arrières petits enfants écouteront encore avec ravissement.
C’est comme cela que s’est constitué Massive Attack, comme un collectif de divers talents additionnés qui ont chacun apporté leur contribution artistique afin de concevoir l’album Blue Lines en 1991.
Avaient-ils conscience de créer un style, une signature musicale, un son que les journalistes ont pompeusement identifié comme étant le « trip hop » ?
Peu importe le nom d’ailleurs, cela fait plus de 20 ans que je suis habité par cet album et envoûté par ceux qui ont suivi. Je me rappelle avec netteté du choc que j’ai subi en écoutant ce disque pour la première fois en me disant : « Mais c’est quoi ça ? »
Un incroyable mélange d’obscurité, de gravité et de légèreté porté par des voix tantôt entêtantes tantôt étouffées. Don rarissime, ces orfèvres ont le sens des silences et des pesanteurs qui les précèdent et sont parvenus à mettre en musique un monde dense, intime et introverti. Chut…






Donc tu laisseras tes enfants envahir ton garage pour faire une musique à laquelle tu ne comprends rien. Tu es un bon père.