343- Même pas en rêve 27 septembre, 2012
Posté par stiopka dans : Non classé , trackbackLes très jeunes enfants se réveillent la nuit, paniqués, en sueur, et appellent au secours en attendant que quelqu’un les délivre de leur peur. Était-ce un loup, une sorcière, un monstre, une créature de la nuit dont le cri ressemblerait étrangement au sifflement pénible d’un moustique ?
En général, les enfants sont d’accord avec la première hypothèse qu’on leur suggère. Puis ils sèchent leurs larmes, boivent une gorgée d’eau et enfin se rendorment en vous plantant là au beau milieu de votre sommeil brisé, à 3 heures du matin. « Bon ben : bonne nuit… »
Le lendemain, vous les interrogez les yeux cernés sur ce rêve affreux mais ils ont tout oublié. Mais les cauchemars ne sont pas réservés qu’aux enfants. Car celui que j’ai fait il y a une vingtaine d’années, je me demande encore s’il n’est que le fruit de mon imagination.
Un été, au début des années 90, j’avais été invité par une de mes connaissances dans la résidence secondaire de sa famille située près de l’océan.
Mon hôte m’avait expliqué que cette maison avait été achetée à vil prix aux précédents propriétaires dont le fils s’était pendu à l’intérieur, et ils avaient souhaité vendre le plus vite possible sans se soucier réellement du montant proposé par les acquéreurs.
Et, que me dit-elle pour me mettre à l’aise : « Tiens, d’ailleurs, c’est précisément dans la chambre du suicidé que tu vas dormir pendant ton séjour ». »Bon ben : bonne nuit… », me dit-elle.
Et ce qui pouvait arriver : arriva. Je me réveillai en pleine nuit, suant, moite, et je me redressai comme hissé par une force extérieure, mécanique comme un zombie se relevant de son cercueil.
Je le vis, là, devant moi, ce jeune homme, la corde au cou, qui me dévisageait avec un sourire narquois, énigmatique et un peu agressif. Je voulais hurler : impossible. Aucun son. Je voulais m’enfuir, j’étais paralysé. Je voulais me cacher mais où ?
Je voulais disparaître, mais c’est l’image de ce garçon qui s’effaça, progressivement, sauf de ma mémoire. Il continue à me hanter.






Oups… drôle de notion de l’hospitalité ! Je n’aurais pas aimé non plus être à ta place.
Bravo pour la carte du Pendu. Je vois que tu as de la culture tarologique.
Le déroulement de ma nuit (avec trollette, pas le pendu, hein): 5 h 00 du matin, cauchemar. Mais ma fille étant ma fille, j’ai eu le fin mot de l’histoire ce matin: une poule géante qui fait sortir des araignées de son derrière quand tu la touches. Et elle a touché par mégarde. Tu m’étonnes qu’elle ait eu peur.
Est-ce que tu aurais fait le même rêve si on ne t’avais rien dit? That is the question!
« T’avait rien dit* »