179- The edge of the World 19 janvier, 2012
Posté par stiopka dans : Non classé , trackbackInvercargill. Vous connaissez ? Moi non plus. Et pourtant, je vous donne un indice : cette ville est située à quelques centaines de miles marins des Iles Antipodes, dans la partie méridionale de la Nouvelle-Zélande.
C’est : mon bout du monde à moi, ma pointe extrême de la Planète. Je sais, les cartésiens les plus pragmatiques me rappelleront fort à propos que l’on démontra naguère que la Terre est ronde et que de ce fait la notion de « bout du monde » est purement romanesque.
Je m’en moque, j’aime me dire, en regardant un atlas, qu’il existe une limite, une fin à la terre et à l’océan, c’est rassurant. Je me délecte à la perspective de songer que lorsqu’il est midi à Paris, il est minuit à Invercargill.
J’aime imaginer que les habitants de cette ville ont la tête à l’envers, qu’ils sont « pile » quand je suis « face », que leur « verso » donne un sens à mon « recto ».
C’est rassurant et c’est triste car je sens bien que, finalement, je n’ai que très peu de chances de me rendre un jour à Invercargill et me sentir atteindre le bout du monde. Comme c’est dommage.
Oh, certes, j’y vais dans mes rêves ; j’arrive, et je dis au premier venu que je viens du bout du monde, qu’il est midi, minuit, je ne sais plus, que j’ai faim, que j’ai envie de dormir, que j’ai la tête qui tourne…





Tu risques d’être vraiment paumé si tu y vas : déjà qu’on sait pas dans quel monde où vit…
Je suis partante, tu me préviens de ta date de départ.
Ca nous changera les idées !!!!!
Pour moi le bout du monde c’est Umboi, petite ile de Papousie-Nouvelle-Guinée… Ça doit être incroyable le bout du monde, quel qu’il soit… un jour peut-être…
Moi j’ai juste envie de franchir l’Equateur, et quand je le dis en public, tout le monde se fout de moi. C’est quand même bien un blog.