185- Temps pis 27 janvier, 2012
Posté par stiopka dans : Non classé , trackbackDes feignasses qu’on est devenus, des larbins asservis aux nouvelles technologies et à la dictature de l’instant présent ! On a perdu de notre aptitude à être précis. Exemple : se rejoindre à un rendez-vous.
Dans notre préhistoire moderne, en 1980, on était obligé de se donner un lieu, une date et un horaire avec une extrême rigueur pour se rencontrer, sous peine de faire attendre ou d’attendre soi-même.
Imaginez, ou cauchemardez, Générations X et Y, qu’il n’existait aucun moyen se géolocaliser ou de se téléphoner de manière mobile. Mais comment faisait-on déjà ?
Ben , c’est simple : on était plus précis, plus stricts. Ah oui, autre tendance du passé qui a disparu : on attendait parce que l’on savait attendre à cette époque.
C’était, disons, culturellement admissible d’attendre alors qu’aujourd’hui, on ne sait plus à quoi cela ressemble d’attendre, c’est démodé, c’est ringard, c’est has been. Les contemplatifs seront, à court terme, condamnés à l’exil forcé.
Eh oui, on doit désormais « occuper » le temps, « l’investir » pour emprunter à la terminologie des traders, nos champions vénérés de l’instantanéité : « T’as combien de temps ? – Ça dépend combien tu payes ? »
Ah oui, j’oubliais, celui-là qui n’est pas mal non plus, le temps, on doit : « l’optimiser ». La poésie de ce 21ème siècle est désespérément dépourvue de nuances. La flânerie n’a plus sa place dans le dictionnaire, je milite pour la réhabilitation de la paresse mais je crois que je perds mon temps…






La paresse, je te rassure, certains la prônent encore, voire l’incarnent.
COMME J AIMERAI ADHERE A TON PARTI DE TOUTES FACONS
J Y SUIS.
DOUCEMENT PAS DE PANIQUE …
Avec « investir le temps », « optimiser », j’aime bien aussi le mot « chronophage ». D’ailleurs, tenir un blog, c’est chronophage, non ?