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598- Shebam ! Pow ! Blop ! Wizz ! 27 août, 2015

Posté par stiopka dans : Non classé , 3 commentaires

Un jour, si j’ai le temps, j’écrirai l’ouvrage indispensable qui manque à ma bibliothèque. Mais bon, j’ai ma petite dernière qui commence à marcher et je dois la protéger des prises électriques, des portes qui claquent et des coins de table.

Il me semblerait réellement important de faire un dictionnaire international des onomatopées : vlan !, plouf !, crac, boum, hue ! Il y en a des dizaines, toutes plus représentatives des événements de notre quotidien, mais le plus intéressant est de considérer à quel point elles sont différentes d’un pays à l’autre.

J’ai mené l’enquête. Exemple, si l’on voulait traduire notre « miam » en japonais, on devrait dire « paku paku », « chomp » en anglais et « chrup chrup » en polonais.

Bon là, il s’agit de l’expression d’une envie ou d’une satisfaction, alors admettons que chaque culture ait la sienne. Soit.

Plus intrigant, c’est la manière dont des peuples différents perçoivent des bruits familiers, comme les éternuements, le chant du coq ou le monologue des canards.

Si vous entendez « hakushon ! » au Japon, alors proposez un mouchoir à la personne émettrice de ce son, car elle vient d’éternuer. Un petit rhume à Moscou ? Alors un « apchkhi ! » serait de bon ton pour se fondre dans le décor ; si vous dites « atchoum ! », vous serez repéré.

Le cri du coq : un grand classique. Au très distingué « cock-a-doodle-doo » british répond le guttural « gaggalagó » islandais et le poétique « kukaok » en tagalog. Au passage, le tagalog, que je viens de découvrir, est un des 170 dialectes des Philippines, on en apprend tous les jours.

Notez également que si vous cancanez en dehors de nos frontières, vous risquez de ne pas vous faire comprendre.

Essayez donc de dire « coin coin » à canard roumain, et il vous regardera avec dédain. Mais si vous lui dites « mac mac », vous pourriez peut-être sympathiser, s’il ne s’est pas offensé. En tchèque, c’est « gagaga » ; il a un petit accent ? Et en danois, c’est « rap rap », alors j’avoue que j’ignorais totalement le côté break dance des canards danois.

Au-delà de chaque différence culturelle, cela m’interroge sur le caractère universel de notre biologie ; ne sommes-pas tous équipés d’un système auditif similaire ? Coin coin, c’est coin coin, non ?

Même l’expression de la douleur est atypique d’un pays à l’autre. Lorsque jadis les peuples étaient guerroyaient, notre « aie ! » gaulois faisait écho au « ouch ! » anglais. Plus étrange, le « oun ! » en bambara et le « ing » en dogon sont deux langues parlées au Mali pour dire « aie ! », ce qui signifie que dans un même pays, on hurle de manière différente.

Et bing ! J’ai fini. C’était le bruit de la chute.

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597- Connecte-toi toi même. 20 août, 2015

Posté par stiopka dans : Non classé , 1 commentaire

J’ai récemment eu la chance d’assister à une conférence de presse portant sur la connectivité des infrastructures électriques. Si, si : la chance… En doutiez-vous ? Bon, OK, parfois, c’était un peu technique.

L’électricité est porteuse de lumière, d’énergie, de sécurité, et dépasse largement le cadre de l’éclairage, notamment lorsqu’elle est combinée au pouvoir magique de la connexion aux smartphones et aux tablettes ; car, dans ce cadre, nous devons tous des pilotes : pilotage de la consommation d’énergie, pilotage des économies à réaliser, bref, pilotage.

Est émergé de ce brillant discours un concept implacable : « la maintenance prédictive ».

Dans les faits, cela signifie que la remontée en temps réel de notre consommation d’électricité devrait nous permettre de ne plus jamais nous tromper sur la nature de nos installations.

Planifier, ajuster, paramétrer et prévoir ne vont plus devenir des méthodes aléatoires ou empiriques, car tout va devenir exact. On sort ces verbes du dictionnaire ?

Et ce qui est valable pour l’électricité le sera vraisemblablement pour de nombreux domaines de notre vie quotidienne.

En effet, les experts estiment que nous serons d’ici à 2020 tous dotés d’une vingtaine d’objets connectés à notre domicile, non, à notre « smart home », soit, à cette échéance, 80 milliards d’objets connectés circuleront tranquillement dans le monde et nous seront probablement devenus indispensables. Vous en avez un ?

Un petit tracker qui compte vos pas quotidiens, une balance qui surveille vos moindres excès de chouquettes, un thermostat intelligent, un casque audio, une Apple Watch… ? Vous y viendrez.

Ce qui m’inquiète à propos de la maintenance prédictive, c’est que la notion « d’erreur » est appelée à disparaître. L’erreur est humaine, n’est-ce pas ?

Eh oui, petits veinards du 21ème siècle, nous serons tous toujours équipés en toutes circonstances pour avoir tout le temps raison. Satisfaits ?

Alors je m’interroge si cette quête de la perfection préméditée et de la rationalité à tous prix est compatible avec l’évolution de l’humanité qui a construit sa pérennité aussi et surtout sur ses imperfections, sur ses approximations et sur son anxiété à prendre des risques sur des terrains inconnus.

Alors, c’est fini, les rêveurs, les casse-cou, les artistes, les romantiques, les mecs qui construisent un avion sans avoir la certitude de pouvoir atterrir, les utopistes… ?

Maintenance prédictive, je crois que je te déteste déjà.

Prédictif

596- Fibre de joie 19 août, 2015

Posté par stiopka dans : Non classé , 1 commentaire

Chères lectrices, chers lecteurs,

Je dois vous annoncer avec grand peine que je vais devoir mettre un terme à ce blog. Non, ce n’est pas de mon fait, c’est la Toile qui va craquer… en 2023.

Les prévisionnistes les plus catastrophistes ont en effet prédit qu’Internet va saturer à cette échéance, si rien n’est mis en œuvre.

Effectivement, d’ici 8 ans, les experts estiment que le volume croissant des données mondiales sera totalement ingérable.

Évidemment, Internet, pour nous, cela fonctionne tout seul, on clique et on y est. Avez-vous songé une minute à cette frêle fibre optique qui supporte à longueur de journées vos recherches secrètes sur le site de Jacquie et Michel, vos commentaires dithyrambiques sur vos enfants sur facebook, vos créations originales sur Instagram… ?

Elle craque, la fibre, elle est fébrile, et surtout : elle est physiquement limitée en termes de transport de données. Figurez-vous que cette petite chose qui nous rend tellement service n’est capable de supporter que 100 térabits par seconde. Feignasse !

En termes scientifiques, 1 térabit, c’est 1012 bits, soit 1 000 000 000 000 bits correspondant à 1 000 gigabits. Je précise que le térabit (1012 bits), se situe dans l’échelle des bits entre le gigabit (109 bits) et le pétabit (1015 bits).

Pour ceux qui n’auraient pas pris ce texte au début, notez que cette histoire n’a aucun caractère sexuel.

Certains chercheurs ont évoqué une solution, qui consiste à multiplier les réseaux de fibre optique, chouette !, mais on déplacerait le problème puisque dans cette hypothèse,  on risque tous à terme de manquer d’électricité, ce qui, paradoxalement, résoudrait tous nos problèmes d’accès à la Toile.

On estime par exemple que 16 % de l’énergie du Royaume-Uni est absorbée par Internet. Shocking !

Bon, alors, je donne l’exemple, je vais clôturer mes comptes facebook, Viadeo, LinkedIn, Copains d’Avant, Deezer, YouTube, Xing, Twitter, Klout…, mais je garde le blog, question de priorité.

Fibre

595 – Amazing 18 août, 2015

Posté par stiopka dans : Non classé , 1 commentaire

Des statistiques tout à fait atypiques ont mis en lumière les objets les plus étonnants vendus sur Amazon France, parmi les 150 millions de références au catalogue.

Lorsque j’ai lu cette liste, deux émotions distinctes m’ont étreint. La première, c’est que le génie humain est sans limite, et la seconde, c’est : pourquoi n’utilise-t-on pas davantage notre imagination pour sauver des vies, pour éradiquer les famines, pour dézinguer le cancer ?

Je cite certains objets vendus :

- L’oreiller « petit ami » à 20,95 €, qui évite quelques sollicitations répétitives nocturnes du mâle entreprenant, sans préciser si le modèle « girl friend » est disponible.

Oreiller

 

- Le « casque sèche-cheveux » à 15,50 €, parce qu’il le vaut bien. Existe en bleu pâle ?

casque

 

- La serpillière télécommandée, à la fois vintage et techno.

serpillère

 

- Le set de golf pour WC, raffiné, sportif, ludique, libératoire.

golf

 

- Le grattoir pour chat platine de DJ, mon petit préféré. Miaouuuuuu ! Et il mixe au Pacha ?

chat

 

- La viande de licorne en conserve, on ne précise pas si cela existe en surgelés, en sushis ou sous vide.

licorne

 

 

 

 

 

 

 

Voilà, il m’arrive de vouloir faire preuve d’imagination sur ce blog, mais, dans ces circonstances, je m’incline, je reconnais ma médiocrité, et je laisse place à ces chefs d’œuvre, en précisant à leurs inventeurs qu’il reste des vies à sauver, des famines à éradiquer, et des maladies mortelles à combattre.

594 – Ça y est, j’ai eu mon Bapa ! 7 juillet, 2015

Posté par stiopka dans : Non classé , 2 commentaires

Aujourd’hui, c’est le jour des résultats du Bac, et même si je l’ai passé il y a 26 ans, je connais certains jeunes aujourd’hui qui se souviendront de ce 7 juillet avec émotion et… avec mention : Eva-Lou, Nicolas, Mahfid, Tiphaine, Lisa, Thomas… Bravo !

Alors, pour moi, ce 7 juillet 2015 revêt une importance très différente, très spéciale.

Je me suis levé, ce matin, et j’ai entendu une petite voix conquérante et enthousiaste qui commentait toutes ses émotions : da da da, ta, ta, taaaaaaaaa, pa, da…

C’était la chanson de Sophia, qui essaye depuis quelques semaines toute une série de syllabes ayant pour base majeure le son « a », et on verra plus tard pour le reste de l’alphabet.

Alors, je m’approche d’elle, je m’apprête à la prendre dans mes bras, mais son joli filet de voix cesse soudain de gazouiller.

On se regarde, fixement, et à ce moment, elle tend son adorable petit index vers moi et me déclare : « Bapa ».

Alors, certes, j’ai déjà eu la chance de vivre trois fois cette émotion si particulière par le passé, et d’ailleurs je m’en veux de ne pas avoir figé cet instant plus intensément dans ma mémoire avec mes 3 autres enfants.

Les souvenirs se mélangent, s’additionnent, se confondent lorsque l’on a la chance d’avoir plusieurs petits, au risque de tout mélanger et d’en oublier une partie, mais bon, je ne me plains pas, l’ensemble est tout de même très joli.

Et Sophia répéta : « Bapa, papa », pour bien me signifier que son propos n’était pas accidentel. Ça y est, je suis identifié, nommé, incarné, je suis : « papa ».

Alors bon, je me suis immédiatement imaginé que j’avais atteint le point culminant de ma journée, à ce moment précis, et que rien ne pourrait surpasser la beauté de cet instant.

J’avais raison, toute chose me semble si anecdotique depuis ce matin.

Je t’aime ma Sophia.

Bapa

Sophia

593- Disparitions improbables 30 juin, 2015

Posté par stiopka dans : Non classé , ajouter un commentaire

On peut se demander, sur un ton léger, avec qui l’on partage la même date de naissance, et parfois, on est surpris.

J’avais abordé ce sujet dans le n° 200 de ce blog, et j’avais constaté avec une certaine amertume que le modérément romantique Pol Pot était né un 19 mai, comme moi.

Plus précis. À l’exception de la période où j’ai passé mes « Trois Jours », seuls les anciens comprendront…, j’ai carrément rencontré des garçons nés le même jour de la même année que moi.

Grands, minces, métissés, urbains, ruraux : tous différents et tous nés le même jour.

Plus étrangement, l’actualité d’aujourd’hui m’interroge sur ceux qui sont morts le même jour.

Alors, j’ai ouï dire que Cervantès et Shakespeare avaient rejoint la pléiade des génies littéraires un sombre jour de 1616.

Jean Cocteau et Edith Piaf sont partis à la même date, eux aussi, et la personnalité de la Môme a considérablement occulté l’ampleur qu’aurait pu occasionner la mort en solo de Cocteau.

Et encore récemment, pour des macabres motifs dont les prolongements actuels font froid dans le dos, on retrouve Wolinski et Cabu, parmi d’autres innocents, qui ont cessé de vivre à la même date, à la même seconde. Je suis Charlie, encore, durablement.

Alors ce soir, deux infos font état de la disparition de deux personnes : Charles Pasqua et Alain de Greef.

Quels destins si peu parallèles que ces deux hommes, qui ont connu leur heure de gloire à la même époque, dans les années 80 – 90. On peut légitimement songer que l’un fut agacé par l’audace de l’autre.

Charles Pasqua, l’autoritaire, le notable, le fin politique, l’incarnation sévère du 1er flic de France qui a théorisé sur l’immigration, conservateur, bonhomme, rusé, naguère commercial chez Ricard, avec un accent corse soigneusement entretenu.

Selon la légende, il n’a jamais été ennuyé par la Justice car il avait récolté des dossiers sur absolument tout le monde, lors de son passage remarqué au Ministère de l’Intérieur.

Alain de Greef, plus discret, fut l’éminence grise des programmes de Canal +, lorsque le célèbre « Esprit Canal » s’est imposé à nous en diffusant un vent de modernité, de déconnade et d’intelligence.

Objectif Nul, Les Nuls, Nulle Part Ailleurs, Les Guignols, La Grande Famille, Les Deschiens, Groland… Il les a imaginés, ou inspirés.

Moi, je voulais plutôt faire « Alain de Greef » comme métier étant adolescent, davantage que « Charles Pasqua », question de sensibilité…

Ces deux-là ne naviguaient pas sur les mêmes inspirations, à coup sûr, et ne regardaient pas l’existence avec la même ingénuité.

Mais c’est leur triste actualité qui nous les ramène ensemble et en même temps sous la lumière des médias. Je n’eus jamais imaginé les associer, tant ils étaient différents, mais qu’ils reposent en paix.

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592- Marche ou rêve… 10 juin, 2015

Posté par stiopka dans : Non classé , ajouter un commentaire

Ce fut récemment la Fête des Mères : avez-vous chouchouté vos mamans ?

Bientôt : la Fête des Pères. Patience…

Alors, peut-être avez vous été tenté d’offrir à l’un de vos parents un baptême d’hélicoptère, un tour en Porsche ou une thalassothérapie improvisée ?

Grâce à quoi ? Aux coffrets cadeau. Cette idée paraît tellement évidente aujourd’hui, que je me demande pourquoi elle n’a pas été inventée plus tôt.

Afin de proposer un service irréprochable, l’un des deux acteurs importants de ce marché, qui connaît une croissance à 2 chiffres, a décidé de tester les activités qu’ils proposent selon un mode aléatoire et ciblé.

En effet, une équipe de clients mystères valide la qualité de la  promesse contenue dans la « box », en testant les prestations et le service.

Un dur métier : sauter en parachute, gueuletonner, avoir rendez-vous chez l’esthéticienne. Certains sont payés pour faire tout cela, intéressant, non ? Et on postule où ?

Pour achever de vous convaincre de renoncer à votre métier actuel rébarbatif, et de rejoindre l’équipe des testeurs d’activités contenues dans les box, vous observerez que le métier en question porte une appellation tout à fait idyllique : « testeurs de rêves ». Rien à voir avec des publicités pour des matelas.

Alors moi, quand je serai grand, je postulerai pour un job de testeur de rêves. Je me contrefiche de ce savoir que je vais faire dans le cadre de ce métier, c’est l’intitulé de cette fonction que j’ai une folle envie de revendiquer auprès de mon entourage.

« _ Et vous faites quoi dans la vie ?

_ Éditeur de logiciel. Et vous ?

_ Moi ? Je suis « testeur de rêves ».

_ Ahhhhh… »

Un peu de poésie dans ce monde déshumanisé, à la fois la proie des geeks pessimistes et des moralisateurs tristement rationnels.

Quand je serai grand, ah, mince…, c’est fichu, je suis déjà grand, je ne fais pas machine arrière et je suis en train de briser mon rêve, S.O.S. testeurs de rêves…

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591- Taillage de short 4 mai, 2015

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Sujet : les big data sont-ils capables de prévoir les big catas ? Vous avez deux heures.

Vous pouvez, bien évidemment, avoir recours à un super ordinateur qui compilera des milliards de données, et ce afin de nous présenter une esquisse de ce qui pourrait se passer dans les mois qui viennent.

C’est notamment ce qu’ont entrepris les visionnaires de Google, qui brassent des requêtes à n’en plus finir sur leur moteur de recherche, sur la base de : « Qu’est-ce que les internautes demandent le plus ? ».

Territoire de recherche choisi : la mode. Résultats escomptés : des tendances vestimentaires.

Conclusions : rhabillez-vous !

La compilation des requêtes démontre le succès croissant des jupes en tulle et des pantalons de jogging.

Je le vois bien, le slow langoureux entre une jupe en tulle et un pantalon de jogging. Vous le voyez vous aussi ? La jolie photo que voilà. Tu danses ?

Rangez vos tuniques élégantes et vos jeans griffés, on emballe en survête l’été prochain.

On nous prédit également une « croissance saisonnière » de la combinaison blanche, j’ai hâte !

Déception, parmi les flops de cette synthèse de Google, on remarque les combishorts et les shorts à taille haute, ohhhh, mais elle est où l’élégance au 21ème siècle ?

Les maillots de bain string n’ont plus la côte non plus, non mais ça devient vraiment n’importe quoi la mode !

Ultime scandale : la tenue jeans / baskets semble perdre toute son attractivité. Et il nous reste quoi ?

Des joggings en tulle ?

images

590- God save the chewing ! 27 avril, 2015

Posté par stiopka dans : Non classé , 1 commentaire

« I wanna, I wanna, I wanna, I wanna, I wanna really eally really wanna zigazig ha. » Zigazig ha ! Non, je n’utilise pas de sex toy en ce moment précis, vous vous méprenez.

Ce à quoi j’ajoute, bien évidemment : « If you wanna be my lover, you gotta get with my friends… »

Et bonne journée.

Bravo, vous avez gagné un titre des Spice Girls bien logé dans votre mémoire immédiate, avec un thème musical et des paroles aguicheuses qui camperont dans votre tête durablement et parallèlement à vos pensées portant sur la déclaration d’impôts, le café du matin, le contrôle technique et la recette du hachis parmentier.

Foutu, vous êtes fou-tu. Wanabee va valdinguer dans votre tête en dépit de vouloir y substituer du Rachmaninov.

Les britanniques nous ont tellement donné musicalement, une si petite île qui fait a émerger des génies tels que les Beatles, les Stones, les Pink Floyd, les Led Zeppelin, les Queen, les Cure, les Depeche Mode, les Massive Attack, les Clash, les Skunk Anansie…

Mais pas que. C’est aussi le terreau des « one hit wonders », qui seraient l’équivalent de Patrick Hernandez avec son « Born to be alive » : un méga hit et puis finito.

Venons en à l’essentiel : comment se débarrasser d’une chanson entêtante dans sa tête ? Surtout si cette chanson n’a pas la pureté harmonique de « Wish you were here », avec laquelle on peut voyager avec toute la journée.

Les chercheurs de l’Université de Reading, en Angleterre, justement, ont examiné cette question importante. Ils sont forts ces anglais, ils distillent le venin, et désormais : ils proposent l’antidote.

J’en remets une louche : « If you wanna be my lover, you gotta get with my friends… »

Les scientifiques ont fait écouter à 98 volontaires des chansons de David Guetta, quel supplice ! Mes enfants ne seront pas d’accord avec cette critique musicale effrontément subjective, mais je la maintiens. Je préfère, au pire, le zigazig ha !

Suite de l’étude. Les cobayes ont été soumis à un protocole exploratoire atypique ; à un moment, on leur a donné un chewing-gum.

Verdict : dans les trois minutes suivant l’écoute de Monsieur Guetta, ces « volontaires » mâchant un chewing-gum ont affirmé qu’ils pensaient moins souvent à la chanson que quand ils ne mâchaient rien. Comme ils durent être soulagés…

De là à décrypter les motivations des chercheurs à explorer cette question majeure et ses conséquences inattendues… ? On doit quand même bien se marrer, à Reading, et puis, l’essentiel, c’est que ça mâche !

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589- Room Service ? 24 avril, 2015

Posté par stiopka dans : Non classé , 1 commentaire

Alors, c’est très étrange. J’ai la chance de voyager souvent dans le cadre de mon quotidien professionnel, et donc de fréquenter des hôtels dès lors que la destination ne me permet pas de rentrer chez moi.

Pour simplifier, comme beaucoup de personnes, je me rends dans des chaînes d’hôtels bien identifiées qui possèdent des établissements dans le monde entier.

Ce modèle économique qui a fait fortune, visant à standardiser les chambres selon les mêmes codes à Milan, Bruxelles ou Lyon, est finalement assez logique.

Les prix sont sensiblement identiques, la localisation des hôtels est invariablement similaire d’un pays à l’autre, et tous les repères sont bel et bien présents dans ce lieu inconnu, en dépit du fait qu’on ne soit pas chez soi. A force, on pourrait s’y croire. Chez soi.

Même type de réception, même protocole d’accueil, même localisation du gel douche, même télécommande de télévision, même forme de croissants au petit déjeuner… Ah, et on est dans quelle ville au fait ?

Quelque part ou nulle part, on pourrait être partout à la fois, il suffit de régler la climatisation…

Alors, loin de moi l’idée de critiquer la standardisation à marche forcée de l’hôtellerie, d’autant que des groupes français ont contribué à déployer cette vision uniformisante de ce secteur d’activité.

J’avais eu la même perception du caractère rassurant de ce que l’on connaît au détriment de que l’on pourrait connaître, dans le n° 368 de ce blog.

Non, en fait, récemment, je suis allé dans un hôtel qui ne faisait pas partie d’une chaîne. Me croirez-vous ? J’étais perdu…

Pas de croissant au bon endroit, pas de gel douche répertorié, et elle fonctionne comment la clim ?

Cette situation… anxiogène m’a donc permis de mieux faire connaissance avec le personnel de la réception.

J’ai engagé la conversation avec eux, mais oui !, alors qu’habituellement, je leur souris poliment sans avoir aucune question à leur poser, comme s’ils faisaient partie, avec leur uniforme, des meubles vaguement design que l’on trouve dans les chaînes d’hôtellerie modernes.

J’ai passé une belle soirée, avec beaucoup de souvenirs atypiques identifiant l’endroit où j’ai séjourné. A refaire…

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