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568- Aux armes etc 2 août, 2014

Posté par stiopka dans : Non classé , 3 commentaires

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Alors, il y 100 ans, en août 1914, un individu comme moi a reçu un e-mail, l’a immédiatement tweeté (#guerre mondiale) et a créé un groupe de friends sur Facebook constitué d’amoureux de la Mère Patrie, sans savoir que 18 millions de morts deviendraient une des conséquences de ce conflit.

Alors, il a éteint sa tablette, a envoyé un texto à sa chérie, a laissé en plan sa partie de Mario Kart et puis s’est rendu au point de rendez-vous, non sans négliger de prendre son i-pod. Et puis, il n’est jamais revenu, troué en plusieurs parts à cause d’une balle ennemie.

Bon je l’admets, vous trouverez quelques anachronismes dans cette narration mais le fond reste le même. On reçoit un message et sa vie bascule soudainement, à la faveur des tocsins qui sonnent et des mouvements de blindés.

Je me suis imaginé quelques instants l’effet indescriptible que peut exercer ce type de message sur sa trajectoire professionnelle et personnelle. « Au revoir, mes enfants, papa va à la guerre, soyez prudents. » Angoissant.

Certes, j’ai fait l’Armée il y a 20 ans, mais j’ai principalement appris à défiler avec une tenue de Popeye, devant des officiers de Marine qui feignaient de porter un regard attendri sur des apprentis soldats marchant en colonne couvrée.

Au Moyen-Orient, en ce moment, c’est un ordre de mobilisation permanente, et 100 après la Grande Guerre, des peuples s’intimident, se querellent et… se balancent des obus en passant au dessus des immeubles.

Les leçons du passé n’ont permis à tous les belligérants d’atteindre la sagesse qui pourrait les conduire à protéger les innocents de tous côtés.

Alors, il serait temps de décréter un ordre de mobilisation générale pour la paix.

567- Spécial cas. 18 juillet, 2014

Posté par stiopka dans : Non classé , 2 commentaires

Bon alors, forcément, et même si je n’en pas spécialement l’air, je suis totalement dans la cible de la ménagère de moins de 50 ans.

Grâce à mes études universitaires et grâce aussi à 90 % de ma vie professionnelle, je me suis patiemment intéressé aux mécanismes à la fois récurrents et imaginatifs du marketing sous toutes ses formes.

Vous savez, le procédé insidieux qui vous incite à acheter 3 packs d’eau de 1.5 litres pour le prix de 2 ; et sinon, ça va, vos bras qui s’allongent ? 27 litres d’eau quand même…

Et l’adhésion tacite au énième programme de fidélité qui déforme votre portefeuille tant il porte de cartes plastifiées : institut de beauté, magasin culturel, boutique de jeux pour console, restaurant japonais ? Vous en aimez des choses dites donc…

Franchement, aller à l’hypermarché, cela me distrait, car il y a toujours un nouveau mécanisme marketing à explorer, et la civilisation digitale nous promet encore de multiples astuces destinées à vous faire consommer plus.

Magasin : territoire d’aventure de la consommation moderne, rendez-vous en terre inconnue peuplée de leaflets, de cross-couponing, de produits girafe, de NIP et de BOGOF. Ah, quelle douce poésie.

Mais…, j’ai récemment expérimenté un procédé marketing d’une marque hyper connue de céréales de petit déjeuner, qui m’incite à m’interroger sur mon penchant pour les pièges à gogos.

En achetant 3 paquets de céréales porteurs de l’offre promotionnelle, j’étais en mesure de cumuler 3 codes secrets dont j’allais pouvoir révéler l’existence sur un site web dédié, et me faire offrir un sac de plage expédié par la Poste. Sympa, non ?

Alors, je me suis plié au règlement, j’ai validé mes coordonnées en me disant qu’ils allaient probablement vendre mon profil à des acquéreurs de bases de données… Mais bon, je suis allé au bout, sans changer d’avis.

J’ai renseigné toutes ces informations la semaine dernière, et je me suis rendu compte que le sac de plage me serait adressé dans un délai de 90 jours, soit début octobre. Sympa ? Non.

Je suis donc désormais en attente d’une promotion sur les doudounes de plage ou bien que cette marque m’offre un voyage dans une destination où l’on peut se rendre sereinement au bord de la mer au mois d’octobre.

Allez, les petits génies du marketing, un petit effort…

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566- Un tube en or 12 juillet, 2014

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Mais tu es né, né, né pour être vivant : né pour être vivant. Mais tu es né, toup toup toup toup toup, né, né : né pour être vivant.

Alors, merci de noter que je ne prétends pas concourir pour le Prix Nobel de Littérature. Mon intention est de restituer à peu près la traduction française du tube inoxydable d’un artiste français au nom espagnol qui chante en anglais.

Born to be alive, de Patrick Hernandez. Non, non, non, ne vous défilez pas et ne cherchez pas à masquer cet événement de votre vie : vous aussi, vous avez  dansé sur cette chanson, en transpirant, en clopinant, en battant le sol avec énergie et lassitude peut-être.

Je présume qu’à l’exception du refrain que vous maîtrisez, depuis 1979, vous n’avez jamais rien compris au flot des autres paroles, sauf que « it’s good to be alive ». « It’s good to be dead » eut été nettement plus polémique.

Intermède : « Le possesseur de la 104 blanche immatriculée 732 HB 92 est prié de déplacer son véhicule, merci. Et maintenant, les Sirènes du Port d’Alexandrie… »

Statistiquement, ce titre se situe en général entre Daddy Cool et YMCA.

Patrick Hernandez s’est récemment répandu dans la presse people en déclarant la chose suivante : « Je réponds toujours que lorsque je me lève le matin, je sais déjà que je vais gagner entre 800 et 1500 euros dans la journée. »

Eh bien toi mon coquin, , tu es né pour être vivant. Sans compter qu’il avait engagé une certaine Madonna parmi ses danseuses. Ce mec a définitivement du flair, non ?

À titre personnel, je préfère « Born to be wild » ou « Born to run » comme singles, ou bien « Né quelque part », mais globalement, j’ai une sympathie teintée d’admiration pour ce petit gars né (pour être vivant) au Blanc-Mesnil qui s’est construit une légende – et une rente – avec une seule chanson.

Longue vie à toi, cause you were born, born, born to be alive…

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565- Dans ma maison sous terre 3 juillet, 2014

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Bam ! Mais grand. BAM !!

Une hypothèse récurrente sur la création de la Terre fait reparler d’elle en ce moment, à la faveur de la découverte d’un océan souterrain situé 500 kilomètres sous nos espadrilles.

L’explication « serait » la suivante. Avant, bien avant, la météo était brûlante sur Terre, irrespirable, et on n’avait inventé ni les brumisateurs, ni la climatisation, ni la bière ambrée. L’ennui, quoi.

Mais : BAM !! Ce que les scientifiques appellent, sans trop se mouiller (on se rappelle qu’il fait hyper chaud), un « objet céleste », aurait fait un strike sur la Terre, il y a environ 4 milliards d’années. J’aime la notion de « environ », si poétique, si confuse.

Le petit nom de ce que l’on imagine être une comète : Théia.

Conséquences : après l’impact, torride et brutal, le climat a changé et un bel objet est né de cette rencontre : la Lune.

Et puis, après, il y eut : les dinosaures, le badminton, le riz au lait, les blogs… Je raccourcis, volontairement, la chronologie. Tout cela, jusqu’à la prochaine hypothèse.

Albert Einstein, qu’on ne peut suspecter de scepticisme vis à vis de la chose scientifique, déclara toutefois ceci : « L’idée que l’ordre et la précision de l’univers, dans ses aspects innombrables, seraient le résultat d’un hasard aveugle est aussi peu crédible que si, après l’explosion d’une imprimerie, tous les caractères retombaient par terre dans l’ordre d’un dictionnaire. »

Il ajouta l’idée qu’un « flûtiste invisible » nous fait tous danser au son d’une musique mystérieuse, marquant au passage sa croyance en un Dieu qui ne pourrait être étranger à la création de la Terre et des êtres vivants. Hypothèse scientifique peu vérifiable.

Alors à quand les vacances près de l’océan sous terre, là où le soleil ne perce pas, entre les fragments de comète et les croyances en une spiritualité mystique ?

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564- Intoxication de toile 20 juin, 2014

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Chaque phénomène de société et chaque produit ou service omniprésent dans notre quotidien possède son revers obligatoire : les addictions.

L’alcool, les jeux vidéos, le soda, le tabac, les jeux de hasard, le riz au lait (non, là, c’est juste pour moi)…, et vous pouvez en identifier bien d’autres.

Et devinez ce que certains américains, qui ont toujours un temps d’avance sur les addictions, et par conséquent, sur les tentatives de désaddiction, ont pour objectif de mettre un terme à leur dépendance ?

Le numérique, le web, le digital, les smartphones à côté desquels ils dorment, vont aux toilettes, caricaturent leurs vacances, les connexions internet compulsives. Vous aussi êtes partiellement (totalement) accro ?

Et comme toute bonne tendance de fond venue d’outre-Atlantique, ce combat contre la dépendance à la Toile a été affublé d’une appellation barbare : le « self binding ». Littéralement : « l’auto-contrainte ». C’est un philosophe norvégien, Jon Elster, qui l’a théorisé, c’est dire si c’est sérieux.

Quelques métaphores explicatives : le self binding, c’est le « mode avion » volontaire en permanence sur le smartphone, hermétique aux signaux afin de ne pas y répondre ; c’est imiter Ulysse qui demanda à se faire attacher au mât de son navire de peur de céder au chant des sirènes…

C’est un business naissant de camps de vacances « déconnectés » pour les geeks ultimes de la Silicon Valley, soucieux de retrouver un espace de liberté perdu, avec leur portable rangé dans un coffre fort, c’est la « digital detox » !

Saviez-vous que depuis 2009, de manière très officielle, la dépendance au web aux U.S.A. est officiellement considérée, comme, je cite, « un désordre du comportement mental » ?

Bon, ils y vont peut-être un peu fort, mais, vous comprenez pourquoi je n’ai toujours pas de smartphone… ?

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563- Le but de leur vie 18 juin, 2014

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Pour changer, je fais parler foot. Le foot, c’est le pied, non ?

Je vais plutôt évoquer la notion très à propos de « futebol », tels que l’apprécient nos hôtes brésiliens.

Goooooooooooooooooool ! Oui mais gol de qui ?

J’énumère : Pelé, Kaka, Hulk, Néné, Vagner Love… Cela ne fait pas sérieux, même si on s’y habitue, et je guette souvent quel sera le prochain pseudonyme. Des paris ?

Coincoin, Tchoubidou, Popo, Turista ? Faut voir.

Alors, il est vrai que la perspective de citer les vrais noms et prénoms des sportifs, du type : Rui Jorge de Sousas Dias Macedo Oliveira, est probablement perçue comme anxiogène.

Effectivement, au Brésil, l’usage est de positionner les deux noms de famille, celui du père précédé de celui de la mère.

Alors si vous ajoutez à cela un prénom composé, vous obtenez une identité à rallooooooooooooonge, un peu comme les gooooooooooooooools précédemment mentionnés, alors je pose la question : existe-t-il un lien entre leur carte d’identité et leur efficacité notoire devant le but ?

Je soupçonne en outre les services de l’Assurance Maladie Brésilienne d’avoir imposé l’usage de pseudos, lassés de voir des journalistes audiovisuels solliciter des arrêts maladie pour extinction de voix…

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562- Comme un ouragan… 4 juin, 2014

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La beauté est dangereuse, le charme est destructeur.

Non, je n’ai pas été embauché par la marque AXE pour déterminer la nouvelle stratégie de communication de leurs déodorants.

En réalité, les informations que j’ai entendues à la radio aujourd’hui sont stupéfiantes, et elles ont un lien avec le sexe des ouragans…

En effet, des chercheurs ont évalué que les ouragans portant un prénom féminin : Sandy, Katrina, Xynthia… sont beaucoup plus dévastateurs que les ouragans portant un prénom masculin. Comme un ouragan prédisait Stéphanie…

Aucune intention sexiste dans mes propos, mais la réalité semble démontrer que l’évocation d’un doux prénom féminin, même s’il est attribué à un effroyable ouragan, est un facteur qui diminue son caractère anxiogène.

Et ainsi, la conséquence est que cela tranquilliserait – relativement – les populations menacées par le passage du monstre climatique, qui du coup se protègent moins, et donc cela engendre davantage de victimes.

Alors, comme cela, les mecs seraient des brutes ? Ah ah, attention, voici l’Ouragan Attila, l’Ouragan Adolphe, l’Ouragan Gargamel !

Bon j’entends bien que l’on n’ose pas nommer un ouragan « Bisounours », « Oui Oui » ou « René la Taupe »…

Alors, à titre personnel, j’ai une suggestion, ce serait de refiler à un ouragan le prénom de mon voisin. Et là : tous aux abris !

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561- Ballon d’oxygène ? 22 mai, 2014

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Alors, dans un mois, de quoi parlera-t-on ? Des élections européennes, de la crise ukrainienne, des premiers incendies de forêts ?

Non, les médias vont nous parler de football. Et rien d’autre ; que l’actualité subalterne se dépêche d’exister avant.

Rappelez-vous en 2002 à quel point la blessure à la cuisse de Z. Zidane avait constitué un drame médiatique largement entretenu.

Et les pantalonnades de R. Domenech avec comme paroxysme le fameux bus de Knysna duquel les joueurs ne voulaient pas s’extraire pour s’entraîner…

Ça, c’est le football moderne qu’on nous sert à foison : ses frasques, ses idoles, ses tocards, des paillettes, ses scandales, sa Zahia, son incomparable opulence ainsi que l’épais rideau de fumée qu’il vaporise tous azimuts.

Et le ballon ? Le quoi ? Envolé.

Alors si l’on examine les faits sous un aspect optimiste, le spectacle planétaire que constitue la Coupe du Monde de Football semble arrêter le cours des événements : on ne parle plus des guerres, des exactions en tous genres, de l’impopularité des chefs d’État, des taxes…

Tout cela devient… hors jeu. Mais est-ce que tout cela cesse vraiment ? Il faudrait interroger les opprimés.

Les bourreaux regardent un peu plus la télé ou se rendent au stade, parfois, et l’on se réveille à la fin de la compétition avec une sorte de malaise, celui de constater que tout ce qui existait de catastrophique avant existe toujours après. Voire pire.

La fumée s’est dissipée, le ballon a roulé, et les médias se sont emparés de cette parenthèse ludique, populaire et lucrative, mais qui a gagné ?

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560- Les rapatriés 17 mai, 2014

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Elle aurait pu être ma cousine, ma nièce ou ma voisine. Elle devait être tout cela pour de nombreuses personnes ; comme elle doit leur manquer.

J’ai longtemps vécu avec cette photo dans ma chambre d’adolescent, celle de Michel Seurat, sociologue capturé au Liban au milieu des années 80 qui fut été exécuté par ses ravisseurs.

Michel Seurat

J’étais tellement admiratif de ce regard doux et rêveur, de cette attitude sereine et complice. Je ne passais pas une journée sans m’égarer dans ce regard.

J’avais environ 15 ans à cette époque et ce portrait ressemblait à de l’amour entre deux personnes, à quelque de chose de beau, d’épanouissant, de léger, alors que j’étais empêtré dans les méandres des questions existentielles de mon âge.

Michel Seurat a été assassiné, et, 20 ans après, ses restes ont été retrouvés via une mise en scène sordide, et rapatriés après une identification de son ADN. Quelle barbarie.

Alors aujourd’hui, je pense à Camille Lepage, photojournaliste tuée en Centrafrique comme une misérable, comme autre chose qu’un être humain. Et elle est revenue en France le 16 mai.

  »Le corps de Madame Lepage est bien arrivé à Roissy à 09h50″, à bord d’un vol cargo en provenance de Bangui, a déclaré une source aéroportuaire à l’AFP. Voilà, terminus.

Camille

Camille aurait pu être ma cousine, ma nièce ou ma voisine. Et, vu mon âge, elle aurait même pu être ma fille. Ou la petite-fille de Michel Seurat.

Parfois, par fragments d’une intensité violente, l’humanité me dégoûte, me fait vomir, et je ne peux m’imaginer partager un patrimoine génétique commun avec les foutus salauds qui ont massacré ces personnes innocentes venues pour travailler, pour enquêter, pour aider.

Vous vivez dans ma mémoire avec un regard doux et rêveur.

559- Non mais quelle com’ ! 8 mai, 2014

Posté par stiopka dans : Non classé , 5 commentaires

La publicité, est, dit-on le reflet de notre société. Elle emprunte les codes de notre civilisation, elle caricature nos habitudes de consommation, elle ironise sur nos modes de vie en les décrivant de façon parfois réaliste, ou parfois stupide.

Alors, en France, championne du monde de la morosité et de la consommation d’anti-dépresseurs, comment la publicité retranscrit-elle cette spécificité hexagonale pour nous inciter à acheter des produits et des services ?

Un site s’est donné pour objectif d’examiner le pouls de la Nation en scannant tous les slogans de toutes les publicités créées en 2013.

Résultat : le mot qui a le plus progressé depuis 2012 est : « Retrouvez ». Retrouvez… la convivialité, l’échange humain, le goût, la nature, la souplesse et la fluidité originelle, votre liberté, votre âme d’enfant, votre ligne, votre histoire…

Que de promesses ! Mais regardez tout ce que l’on a perdu ! Et tout ce que les marques nous recommandent de « retrouver ».

Assez logiquement, il n’est pas mentionné que l’on doive retrouver nos esprits… Le bonheur et l’insouciance sont-ils donc uniquement dans la consommation de ce que l’on a égaré en route, avec nos espoirs ? Spiritualité : où est-tu ?

Soyons  – partiellement –  optimistes toutefois ; les mots ayant le plus progressé après « retrouvez » sont : « gagner », « amour » et « croire ». Bref, cela signifie, qu’en 2013, on a « perdu », encore !,  on a été « seul » et résolument « désabusé ».

A défaut de reflet, la publicité serait-elle plutôt un miroir déformant ? Aux alouettes ?

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