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226- La mécanique des larmes 26 mars, 2012

Posté par stiopka dans : Non classé , 3 commentaires

Pour se défendre de la moindre agression, d’une frayeur, d’une angoisse ou d’une injustice, les bébés se mettent à pleurer, spontanément, innocemment, sincèrement. À nous briser le coeur, mais ils se consolent assez vite.

Les adultes aussi, en dernier recours, font parler leur corps, et lorsqu’ils craquent, coulent leurs larmes. La différence entre les enfants et les adultes repose sur une question de temps et d’authenticité. D’orgueil également.

Les grands résistent, calculent, dominent leur sensibilité puis acceptent -parfois- de lâcher prise. Le résultat est le même, on pleure, on redevient un enfant, on retourne à la… source de ses émotions pures et charnelles.

Notre corps d’adulte étant en moyenne constitué de 65 % d’eau, soit 45 litres quand on pèse 70 kilos, cela paraît plutôt normal que ce soit de l’eau qu’on évacue. Si on se mettait à perdre un os à chaque fois qu’on est malheureux…

D’ailleurs, c’est peut-être la limite que certaines personnes acceptent de franchir, celle qui dépasse le cadre des larmes, celle où certains se donnent l’autorisation de perdre beaucoup plus : du sang, la raison, la vie.

Et après, nous pleurons, le cycle continue, se régénère en nous, salvateur, hygiénique.

Cool, les larmes… L’eau de vie.

226- La mécanique des larmes Larmes

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