357- Magnum 17 octobre, 2012
Posté par stiopka dans : Non classé , trackbackLes compteurs à zéro. Vous arrive-t-il de parvenir à les mettre à ce niveau ? Tout effacer, tout oublier, tout accepter, tout pardonner ? Si c’est le cas, vous irez au Paradis mais je doute que vous y soyez nombreux.
Les cicatrices se déposent sur soi sans jamais réellement se refermer ; ne sommes-nous pas qu’une addition de plaies ouvertes, de renoncements, d’échecs non surmontés ?
Les compteurs à zéro, je caricature. Imaginez que vous preniez une douche aujourd’hui et que la dernière datait d’hier ; eh bien, la personne qui en prendrait une en même temps que vous mais dont la dernière douche daterait d’une semaine serait au final aussi propre que vous.
Les compteurs sont remis à zéro, personne ne distinguera rien des traces du passé, sauf, parfois, si l’on se mutile ou si l’on prend des coups.
C’est probablement ce qui différencie le plus notre enveloppe physique de notre conscience des choses : l’épaisseur des blessures, leur profondeur.
Dans sa tête, on ne part jamais d’une plateforme vierge, on accumule, on ploie, on subit, on résiste, on comptabilise et on lutte contre le poids de sa mémoire, de ses mauvais choix, de ses souffrances et de ses non-dits, sauf ce que l’on se dit à soi-même, secrètement, honteusement.
La part du mystère en soi est obscure, l’optimisme est une forme de dopage obligatoire, l’euphorie est une drogue dure, le compteur tourne : zéro.






Heureusement on accumule aussi les bons souvenirs et les bons moments… je te les souhaite nombreux pour faire tourner le compteur du bon côté !