227- Le million, le million ! 28 mars, 2012
Posté par stiopka dans : Non classé , trackbackÀ partir d’un certain montant, on ne visualise plus très bien la réalité de ce que cela représente. Chaque année, les médias nous dressent le palmarès des chefs d’entreprise les mieux rémunérés de France.
Et on nous balance des chiffres : 5, 10 millions d’euros par an, hors stock-options, véhicule et domicile de fonction… Et l’on nous informe que ces patrons gagnent 240 fois le SMIC alors que c’était 20 fois le SMIC il y a 30 ans, toutes ces formules arithmétiques qui font grand effet à la machine à café.
Ces PDG gagnent au Loto -6 chiffres- une fois par an sans gratter la moindre grille de jeu. Bon, et quand on a dit cela… Ce qui serait intéressant, ça serait de mesurer ce qu’ils contribuent à faire gagner à leur entreprise.
Certes, les augmentations annuelles de 30 % qu’ils s’octroient peuvent paraître choquantes, y compris et surtout lorsque parmi ces chanceux, certains ont été récompensés en dépit d’une gestion ou de résultats médiocres, voire mauvais.
Mais qui est mieux placé qu’un patron pour s’augmenter ? Le conseil d’administration ? C’est à dire les bons copains cooptés et eux-mêmes chefs d’entreprises dont les patrons pré-cités sont eux-mêmes les administrateurs. Il faut bien s’entr’aider car les temps sont durs, non ?
Après, qu’ils gagnent 2 ou 10 millions d’euros, cela représente tellement d’argent qu’on a du mal à estimer là où se situe précisément la limite de l’indécence. Ne perdons pas de vue que malgré leur fortune, ces personnes ne pourront, comme vous et moi, ne mettre qu’une paire de chaussures à la fois.
Je me rappelle qu’il y a une vingtaine d’années environ, on avait demandé à l’emblématique Jacques Calvet, qui fut le PDG de Peugeot-Citroën, ce qui allait lui manquer le plus lorsqu’il allait remettre son mandat de patron et le transmettre à son dauphin. Il avait répondu : »La drogue de la décision. »
Ce qui intéresse au plus haut point ces capitaines d’industrie, comme les politiciens d’ailleurs, c’est de pouvoir diriger, commander et engager leur Groupe dans des orientations stratégiques déterminantes et pérennes.
Après, le compte en banque, les hôtels, les voyages en Première Classe, les petits fours, les limousines, les himalayas de stock options ou les honneurs n’en sont que de souriantes conséquences…






Franchement, je ne nourris aucune envie à l’égard de ces grands du pays. Quand tu vois leur maison, tu comprends que tout l’argent du monde ne donne pas bon goût. Eu quand tu vois la majeure partie de leur progéniture, tu constates que l’aisance n’apporte pas son lot de valeurs morales.
« La drogue de la décision », désolée, ça ne me tente pas.
Je suis comme la Belette, par contre un petit million, pourquoi pas.
Je suis comme Albane, mais par contre, entre nous, les limousines, je trouve ça un peu too much…